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Mémoire et lumière

28 Juin - 27 Août 2017
Vernissage le 28 Juin 2017

L’exposition « Mémoire et lumière » à la Maison européenne de la photographie, à Paris, dévoile une partie de la collection de photographie japonaise de la MEP. Les clichés des vingt-et-un photographes présents dans la collection sont représentatifs de la photographie nipponne depuis le début des années 1950.

L’exposition « Mémoire et lumière » à la Maison européenne de la photographie, à Paris, présente une large sélection de photographies appartenant à la collection de photographie japonaise constituée par la MEP depuis 1994. Des clichés représentatifs de la photographie nipponne depuis le début des années 1950.

Shoji Ueda, Ihei Kimura et Yasuhiro Ishimoto : trois photographes majeurs de l’après-guerre

L’exposition « Mémoire et lumière », sous-titrée « Photographie japonaise, 1950-2000 La donation Dai Nippon Printing Co., Ltd. » dévoile une sélection d’œuvres de chacun des vingt-et-un photographes présents dans la collection de photographie japonaise de la MEP. Cette « collection dans la collection » a été entamée en1992, sous l’impulsion du président de Dai Nippon Printing Co., Ltd., la grande société japonaise d’impression. Alors qu’à cette époque, les photographes japonais étaient très peu représentés dans les collections publiques françaises, celui-ci décide de rassembler une vaste collection représentative de la photographie japonaise depuis le début des années 1950.

Constituée année après année de 1994 à 2006, au rythme d’une ou deux séries majeures des maîtres de la photographie japonaise par an, la collection réunit aujourd’hui cinq cent quarante clichés. L’exposition est introduite par les œuvres de trois photographes majeurs de l’après-guerre : Shoji Ueda, Ihei Kimura et Yasuhiro Ishimoto. La série réalisée par Shoji Ueda entre 1949 et 1980, dans le décor des dunes de Tottori met en scène les habitants dans des images pleines d’humour et de poésie. Les photographies de Yasuhiro Ishimoto sont empreintes d’une grande modernité et incarnent particulièrement le caractère universel que peut revêtir le médium.

L’agence Vivo, une influence décisive sur la photographie japonaise des années 1960

On découvre ensuite les œuvres de Shomei Tomatsu, Ikko Narahara et Eikoh Hosoe qui ont fondé l’agence Vivo, dont l’influence sur la photographie japonaise des années 1960 fut décisive. Leurs travaux documentaires témoignent de la façon dont comme en Europe et aux Etats-Unis, la subjectivité du photographe commence à prévaloir sur le réalisme social dans la photographie japonaise.

De nombreuses photographies d’artistes appartenant à la même génération ou à la génaration suivante portent la marque des réalisations de l’agence Vivo. La série Hiroshima Collection d’Hiromi Tsuchida, réalisé de 1960 à 1993, montre l’évolution de la ville en quatorze ans, disséquant de façon impressionnante les effets de la catastrophe nucléaire. Dans une perspective beaucoup plus intimistes, les séries Un voyage sentimental et Voyage d’hiver de Nobuyoshi Araki et Solitude of Ravens de Masahisa Fukase frappent par l’indissociation entre la vie personnelle et l’acte photographique qu’elle révèlent.

La génération de photographes nés après la seconde guerre mondiale comme Ryuji Miyamoto, Naoya Hatakeyama, Toshio Shibata et Taiji Matsue concentrent en grande partie leur travail sur les conséquences de l’activité humaine sur l’environnement, mettant en lumière le caractère violent du rapport l’homme et la nature. L’explosition se clot sur les œuvres de trois photographes singuliers : Hiro, Keiichi Tahara et Yasumasa Morimura.

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