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Les cavaliers du diable et Sacred Site

10 Fév - 14 Mar 2015
Vernissage le 10 Fév 2015

Le photographe Jacques Pugin présente ici deux séries qui offrent deux points de vue sur un même thème, l’Afrique. Un travail en noir et blanc sur les vestiges de la guerre, avec la série «Les cavaliers du diable». Et des photographies lumineuses en couleurs des traces d’une culture ancestrale mais vivante, avec la série «Sacred Site».

Jacques Pugin
Les cavaliers du diable et Sacred Site

L’exposition est composée de deux parties, deux points de vue sur un même thème, l’Afrique, du photographe Jacques Pugin. Tout d’abord un travail en noir et blanc sur les vestiges de la guerre, avec la série «Les cavaliers du diable». Et ensuite des photographies lumineuses en couleurs des traces d’une culture ancestrale mais vivante, avec la série «Sacred Site».

Les cavaliers du diable
«Comment photographier la guerre? Certainement pas en répétant les images de cadavres, affirme celui qui a décidé de s’approprier et de retraiter les vues satellite des villages brûlés au Darfour — au moins 300 000 morts entre 2003 et 2006 — et pose la question de façon radicale. Débarrassées de leurs couleurs, transposées en négatif noir et blanc les captations de Google Earth deviennent des graphismes. On n’y trouvera certes pas d’informations, mais, incontestablement, de la forme. L’information ne saurait provenir de l’image elle-même, qu’elle ait été réalisée dans la tradition photographique ou qu’elle soit produite par la sophistication des technologies récentes. Les satellites — qui balayent tout, surveillent tout — nous approvisionnent en formes. A décrypter. Tragiques dans le cas présent.» (Christian Caujolle, publié dans L’Œil de la Photographie)

Sacred Site
Comme un contrepoint à la tragédie du Darfour: «Sacred Site». Ce nom fait référence aux lieux sacrés des aborigènes australiens qu’ils entourent d’enclos afin de les protéger. Jacques Pugin photographie ces lieux à travers le monde, parcourant ainsi espaces et sites naturels désertiques et dépeuplés. Ces traces témoignent de la présence de l’homme dans le paysage.

Il propose dans ses photographies une réflexion sur le temps, l’espace et le rapport complexe que l’homme entretient avec la nature. Dans cette série figurent de nombreux enclos, constructions, ou traces d’habitations de nomades caractérisés par leur forme circulaire: Jacques Pugin photographie ces lieux comme des sculptures fabriquées avec les éléments environnants, par les hommes.