ART | EXPO

L’impossible mordant physique

16 Nov - 13 Jan 2018
Vernissage le 15 Nov 2017

L’exposition « L’impossible mordant physique » au FRAC Occitanie Montpellier présente des œuvres inédites de quatre artistes : Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria. Leurs installations, sculptures, photogrammes, peintures et autres images incarnent la possibilité qu’offre l’art de se libérer de la société normative.

L’exposition « L’impossible mordant physique » au Fonds régional d’art contemporain Occitanie Montpellier dévoile les œuvres de quatre artistes émergents, qui se font les supports d’une réflexion sur les rapports entre l’art et la société.

« L’impossible mordant physique » ou la capacité de l’art à se libérer de la société normative

Le titre de l’exposition, « L’impossible mordant physique », fait allusion aux propos de Marcel Duchamp dans une note de 1913, où il avait qualifié de « mordant physique (genre vitriol) » le « possible artistique ». L’exposition, réalisée dans le cadre de Post_Production, un dispositif destiné à soutenir des élèves diplômés des écoles supérieures d’art en Occitanie, offre à quatre jeunes artistes la possibilité de produire et d’exposer de nouvelles œuvres.

L’exposition se veut une sorte d’enquête sur la « possibilité » de l’art dans la société contemporaine. A travers les sculptures, installations, films ou sérigraphies de Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria, se mesure la capacité de l’art à introduire des dimensions critiques, politiques ou imaginaires dans le réel. S’engage alors une réflexion sur le rôle de l’art dans la construction de nouvelles visions du monde et de modes d’existence singulier, libéré de la société normative.

Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria incarnent le « mordant physique » de l’art

Les œuvres de Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière et Marine Semeria incarnent chacune à leur manière le « mordant physique » dont est porteur l’art et qui confère à la vie tout son sel. Les images de Nina Roussière, qu’il s’agisse de photogramme comme Espace des Variantes ou de peinture à l’huile sur papier comme Diagramme#1 (ALEGRI©20_0441), tentent de capter les énergies qui traversent le monde. Les installations de Vincent Betbeze soulignent la fragilité des technologies contemporaines, les sculptures de Pierre Clément explorent l’espace, tandis que les vignettes de bande dessinée, schémas et autres jeux graphiques et textuels de Marine Semeria portent un regard critique sur les modèles économiques.