ART | EXPO

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

01 Déc - 22 Sep 2019

L’exposition « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne réunit par le biais de la fiction des peintures, dessins, sculptures, gravures, photographies, installations et pièces de design de diverses époques, de Raoul Hausmann à Jean-Michel Alberola, pour proposer une autre histoire de l'art, reliée à la vie et à l'émotion.

L’exposition «Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » propose une lecture originale de la collection du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne en sélectionnant peintures, dessins, sculptures, gravures, photographies, installations et pièces de design pour former le fil de la journée d’une femme imaginaire.

« Vingt-quatre heures de la vie d’une femme » : une autre histoire de l’art

Directrice générale du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne depuis un an, Aurélie Voltz se fait commissaire d’exposition, et propose un parcours à travers les plus de 20 000 œuvres couvrant plusieurs siècles et toutes les champs artistiques que possède le musée. L’exposition, qui regroupe 275 œuvres de plus de 135 artistes, relevant de l’art ancien, moderne et contemporain, reflète une collection variée à travers le regard d’une femme qui raconte vingt-quatre heures de la vie d’une autre femme, imaginaire.

Réparti en dix sections, le parcours se déroule telle une journée, selon le sens des aiguilles d’une montre, du matin jusqu’à la nuit. A travers ces sections chronologiques et thématiques, « L’éveil », « Le bain », « Dehors, le monde », « Le travail », « Le déjeuner », « Le repos », « La promenade », « La rencontre », « La fête » et « La nuit, les rêves », le visiteur suit le quotidien d’une femme aux multiples facettes, secrétaire, ouvrière ou bourgeoise.

Dessin d’Henri Matisse, photo de Raoul Hausmann, affiches de Jacques Villeglé

En adoptant une forme narrative, l’exposition vise à déconstruire les habituelles catégories esthétiques et chronologiques pour proposer une autre histoire de l’art. Ainsi, chaque section regroupe des œuvres très différentes et révèle des correspondances inattendues entre les approches formelle et sensible d’artistes de diverses périodes.

Dans la partie d’ouverture intitulée « L’éveil », le dessin au fusain Thème I Variation 6 d’Henri Matisse, côtoie la photographie Epaules (Vera Broïdo) de Raoul Hausmann. Plus loin, la sérigraphie sur papier Les Fedayins de Bernard Rancillac fait écho à des affiches lacérées de Jacques Villeglé. Par le biais de la fiction, l’exposition offre une autre histoire de l’art, par le prisme du quotidien, de la vie et de l’émotion.