ART | EXPO

Le long des raduses

05 Mai - 23 Juin 2018
Vernissage le 04 Mai 2018

L’exposition « Le long des raduses » à Bastide Projects, à Marseille, dévoile de nouveaux dessins du Néerlandais Gijs Milius, des scènes fictionnelles où l’architecture brutaliste constitue l’environnement de personnages décalés et de scènes entre lesquelles les motifs se répondent en écho.

L’exposition « Le long des raduses » à Bastide Projects, à Marseille, présente des dessins de Gijs Milius qui déploient un univers singulier, entre évocation d’architecture brutaliste, répétition de motifs et personnages surréalistes.

« Le long des raduses », des environnements inspirés par l’architecture brutaliste

Figuratifs, les dessins de Gijs Milius frôlent parfois l’abstraction dans des représentations parcellaires d’éléments architecturaux ou de paysages stériles qui forment sur le papier d’arides compositions géométriques tout en aplats de couleurs. Les contextes imaginés par Gijs Milius puisent leur inspiration dans l’architecture brutaliste dont l’artiste utilise les formes rudimentaires et répétitives comme base à ses compositions narratives et fictionnelles.

Au sein de ces environnements évoluent parfois des personnages à l’allure inhabituelle, aux singuliers détails anatomiques, qui renforcent l’étrangeté des situations dépeintes, presque surréalistes. Une étrangeté résumée par le titre de l’exposition « Le long des raduses », où le mot parfaitement imaginaire « raduses » évoque une réalité parallèle à notre monde.

Gijs Milius, un univers fictionnels fait de motifs récurrents

L’ensemble des dessins de Gijs Milius est traversé par un fil rouge fait de récurrences de motifs, d’éléments se répondant en écho et d’un vocabulaire commun. Ainsi, la même forme oblongue apparaît-elle dans le dessin intitulé Le Polonais et dans un autre sans titre, figurant dans le premier des nuages et dans le second un élément moins identifiable. On retrouve également, d’un dessin à l’autre, des scènes quasiment identiques, où seul un élément manquant ou un détail légèrement modifié créent des différences, à la manière de jeux de sept erreurs.

Ainsi le dessin Le Polonais fait-il apparaître un personnage sur un fond représenté dans un autre dessin Sans titre, comme si une caméra fixe captait successivement la vue d’un trottoir vide, bordé d’un muret, puis, au même endroit, le passage d’une personne. Plus loin, deux dessins Sans titre montrent le même personnage, en train de fumer, assis sur un escalier, dans des représentations que ne distinguent que quelques détails de colorisation et la main du personnage. La forme de la bouche de ce dernier n’est quant à elle pas sans rappeler celle des nuages vus précédemment.