ART | EXPO

Life is Worth Living

14 Oct - 18 Nov 2017
Vernissage le 14 Oct 2017

L’exposition « Life is Worth Living » à la galerie Almine Rech, à Paris, fait dialoguer des peintures réalisées par George Condo vers le début des années 1990 et d’autres réalisées en 2017. Des œuvres portées par le même principe de déconstruction structurale.

L’exposition « Life is Worth Living » à la galerie parisienne Almine Rech rassemble des œuvres récentes de l’artiste américain George Condo et des peintures et sculptures plus anciennes.

La déconstruction structurale est au cœur de la peinture de George Condo

L’exposition met en regard deux périodes de la carrière de George Condo : celle située entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, lorsque l’artiste était installé à Paris, et la période récente. Des peintures réalisées à Paris témoignent des expérimentations menées alors par George Condo qui abordait en peinture des médiums et styles variés.

Le tableau intitulé Les Quatre Femmes réalisé en 1989 associe ainsi peinture à l’huile et collage sur toile, tandis que les tableaux When the Elephant Says No de 1986 et The Headless Harlequin de 1989, mêlent peinture et dessin suivant un principe de déconstruction structurale qui guidera ensuite la pratique de George Condo jusqu’à aujourd’hui.

George Condo illustre la confusion du monde politique et médiatique actuel

Les peintures récentes de George Condo poursuivent la recherche picturale de ses années parisiennes, et en particulier cette déconstruction structurale que Félix Guattari a défini comme reposant sur « deux procédés : une inversion de l’énonciation et une saturation de la toile ». Deux triptyques de grand format intitulés The Investigation et Collusion, réalisés en 2017 par George Condo, ont pour sujet la situation politique américaine actuelle, marquée par le chaos et la confusion.

Les compositions recouvrent entièrement la surface de la toile par de denses entrelacs à la limite de l’abstraction qui figurent des masses de corps. L’enchevêtrement des motifs et leur difficile identification renvoient toute la folie du monde actuel, la fragilité de l’information médiatique qui change rapidement ou qui est réduite à des « fake news ». Le tableau The Last Man Standing aborde également la thématique des médias : il montre un journaliste se détachant sur un fond d’un rouge éclatant, en train d’attendre une information exclusive qu’il n’obtiendra certainement jamais…