ART | EXPO

Hidden Fences

17 Mar - 28 Avr 2018
Vernissage le 17 Mar 2018

L’exposition « Hidden Fences » à la galerie Praz-Delavallade, à Paris, dévoile les photographies, collages et installations de l’artiste américaine Genevieve Gaignard : une réflexion intime autour des questions d’identité, de race, de classe et de genre.

L’exposition « Hidden Fences » à la galerie parisienne Praz-Delavallade permet de découvrir pour la première fois en France l’œuvre de Genevieve Gaignard dont les photographies, collages et installations questionnent les notions d’identité et de race.

Genevieve Gaignard questionne les notions d’identité, de race et de genre

L’œuvre de Genevieve Gaignard est profondément marquée par son histoire personnelle : née d’une mère blanche et d’un père noir, l’artiste américaine a grandi dans une petite ville industrielle du Massachusetts, partagée entre deux cultures et tenaillée par un fort sentiment d’invisibilité, comme si sa famille n’était pas assez blanche pour être blanche ni assez noire pour être noire.

La photographie et le collage puis la vidéo, la sculpture et l’installation sont pour Genevieve Gaignard autant d’outils pour explorer les notions d’identité, de race, de classe et de genre. Sa pratique photographique a pour objet son propre corps qu’elle met en scène dans des compositions entre autoportrait et fiction marquées par l’humour, les références populaires, les archétypes féminins véhiculés notamment par les réseaux sociaux, la culture du travestissement « drag » et l’univers kitsch de John Waters.

« Hidden Fences », une réflexion intime sur l’identité bi-raciale

Il en résulte des clichés où le déguisement et l’outrance apparents ne sont que l’illustration d’une réalité bi-raciale perçue comme une dislocation et d’une multiplicité d’identités vectrices de forces mais aussi de névroses. Les installations théâtrales réalisées par Genevieve Gaignard reposent sur la même volonté de « créer un langage visuel à la fois accessible et intransigeant » pour souligner l’importance de l’identité noire : ses espaces remplis d’objets et autres compositions à partir d’artefacts de la vie quotidienne sont le reflet d’un questionnement intime lié à la race et au genre.