ART | EXPO

Gabriel Orozco

09 Sep - 07 Oct 2017
Vernissage le 09 Sep 2017

L’exposition « Gabriel Orozco » à la galerie Chantal Crousel, à Paris, réunit des œuvres récemment réalisées au fil des voyages du plasticien, entre Bali, Mexico et Tokyo. Dessins à l’encre, peintures à la tempera, sculptures, œuvres imprimées ou encore graphites proposent un dialogue entre ici et ailleurs, géométrie et fluidité, et explorent les processus de la création.

L’exposition « Gabriel Orozco » à la galerie Chantal Crousel présente de nouvelles œuvres réalisées au fil d’une itinérance à travers le monde : des dessins, peintures, sculptures, œuvres imprimées, graphites qui explorent les protocoles de création et ouvrent un dialogue entre l’ici et l’ailleurs.

Les œuvres de Gabriel Orozco trouvent leur inspiration dans les voyages

Les œuvres de Gabriel Orozco sont marquées par les constants déplacements de celui-ci : elles reflètent les lieux qu’il visite et où il s’installe depuis environ un an, de Bali à Mexico en passant par Tokyo. L’inspiration trouvée dans les voyages s’accompagne d’un renouvellement graphique. Gabriel Orozco développe en effet de nombreux projets à travers le monde et chacun d’entre eux se nourrit du lieu dans lequel il a été créé, par le biais de l’utilisation de matériaux locaux et du recours à des savoir-faire artisanaux.

Une série de dessins intitulée Bali Notebook est fondée sur un processus graphique précis : l’encre noire utilisée pour chaque dessin traverse la page et les empreintes ainsi visibles deviennent le point de départ du dessin suivant. Visualisés à la suite, ils présentent une infinité de permutations de motifs circulaires et rotatifs, laissant entrevoir la transformation possible de formes simples en diverses versions d’elles-mêmes. Une pratique qui fait dialoguer géométrie et fluidité.

Gabriel Orozco explore les protocoles de la création

Les œuvres intitulées Rotoglyph et Rosette Stone témoignent de la persistance chez Gabriel Orozco du rapport entre la notion de résidu et la création actuelle. Ces deux œuvres sont des ready-mades, des plaques de calcaire que le plasticien a trouvées dans des ateliers d’artisans maçons où il travaille et qu’il a laissées telles quelles. Ces plaques ayant servi de support pour la taille d’autres sculptures portent les traces de celles-ci, des coups, des marques aléatoires qui s’opposent à leur forme géométrique, rectangulaire ou ronde. Elles portent une interrogation sur leur nature : quelle sorte de sculptures sont-elles ?

L’exposition réunit également les sculptures en calcaire de petite taille Dé aillé et Dé étoilé, des peintures à la tempera et à la feuille d’or inspirées de l’Odalisque au tambourin de Matisse, et des œuvres alliant le graphite à des petits disques colorés peints à la tempera qui donnent l’illusion d’un mouvement de ces cercles colorés dans l’espace, à la manière des mobiles d’Alexandre Calder.