ART | EXPO

Sunny Winter & Pleasure

25 Nov - 13 Jan 2018
Vernissage le 25 Nov 2017

L’exposition « Sunny Winter & Pleasure » à la galerie Alain Gutharc, à Paris, réunit les œuvres de sept artistes contemporains : des dessins, peintures, installations et sculptures placées sous le signe du décalage, du détournement, de la dérision et de la poésie.

L’exposition « Sunny Winter & Pleasure » à la galerie parisienne Alain Gutharc réunit les dessins, peintures, installations et sculptures dEdi Dubien, Daniel Firman, Mathias Kiss, Guillaume Linard-Osorio, Bernard Quesniaux et du duo d’artistes parisien Nøne Futbol Club. Des œuvres qui partagent le goût du décalage et une vision poétique du réel.

« Sunny Winter & Pleasure », une exposition sous le signe du décalage

Un ensemble de dessins à l’aquarelle et aux crayons sur papier d’Edi Dubien renvoient des images enfantines et surannées, portrait de jeune garçon, ourson coloré ou encore une poule, dont le tracé précis et la douceur sont contredits par des coulures de peinture qui s’étendent sur la feuille. Accrochés au mur, ils côtoient une sculpture posée au sol : intitulée Tout est corps, elle fait jaillir un cheval de manège en métal d’un bloc de plâtre informe.

Peintures de Guillaume Linard-Osorio et sculptures de Mathias Kiss transmettent une vision poétique du réel

Les coulures parasitant les dessins d’Edi Dubien trouvent un écho dans les peintures sur polycarbonate de Guillaume Linard-Osorio. Ces tableaux réalisés en 2017, panneau vertical isolé ou mosaïque de plusieurs panneaux, exploitent des coulures de peinture qui envahissent toute la surface en stries colorées et irisées.

Une sculpture de Mathias Kiss intitulée Golden Snake est composée de pièces en plâtre moulé et doré à la feuille qui ressemblent à des fragments de cadre de tableau étrangement assemblés, le tout évoquant les contorsions d’un long serpent doré. Plus loin, une autre réalisation de Mathias Kiss, détourne un autre objet familier des grandes demeures bourgeoises : un large miroir. L’installation présente un miroir coupé en bandes verticales qui incite à jouer avec son propre reflet en se déplaçant dans l’espace, pour mieux illustrer la vanité des apparences.