DANSE | SPECTACLE

Combat de carnaval et de Carême, Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis 2017

16 Juin - 17 Juin 2017

Le Nouveau Théâtre de Montreuil présente Combat de carnaval et de Carême d’Olivia Grandville, un spectacle recomposant la complexité du tableau de Brueghel l’ancien pour souligner la modernité du carnaval.

Dans le cadre de l’édition 2017 des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Olivia Grandville présente Combat de carnaval et de Carême, une pièce pour dix danseurs créée en 2016 qui s’inspire d’un tableau de Brueghel l’ancien portant le même titre.

Combat de carnaval et de Carême : dépense et abstinence

Après Foules, spectacle écrit pour cent interprètes, Olivia Grandville se propose de mettre en scène un tableau de Brueghel l’ancien, Combat de carnaval et de Carême. Loin de n’être qu’une simple illustration servile de ce tableau, la pièce d’Olivia Grandville tente a d’abord pris le parti de faire entendre un commentaire de celle-ci par un historien de la peinture, Claude Gaignebet. Ses descriptions précises ont certainement pour effet de rendre familière à quiconque cette peinture, Combat de carnaval et de Carême apparaissant alors comme sa représentation vivante ou dansée au cours laquelle, les danseurs enchaînent des séries de mouvements rappelant la complexité de la composition du tableau de Brueghel.

Combat de carnaval et de Carême recompose donc ce dernier. Gestes, actions, et situations soulignent ses effets grotesques, comiques et transgressifs, le spectacle tentant de donner son expression pleine et entière au carnaval, cette fête populaire inversant les rôles sociaux et défaisant les traditions et conventions, qui rencontre ici l’abstinence religieuse du temps de Carême.

Combat de carnaval et de Carême

Combat de carnaval et de Carême se présente comme une suite de figures exécutées par des interprètes commandés à distance au moyen de casques leur permettant d’entendre les consignes chorégraphiques données par Olivia Grandville. Soutenue par la bande sonore créée par Olivier Renouf – laquelle introduit des éléments des Quatre Saisons et du Sabat Mater de Vivaldi – la chorégraphie devient chaotique après avoir suivie la description du tableau de Brueghel. Dès lors, les poses s’enchaînent à un rythme toujours plus soutenu et forment un cycle, répétition des moments de la vie sociale que le carnaval vient exceptionnellement briser.