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The longer I look

06 Sep - 20 Oct 2018
Vernissage le 06 Sep 2018

On découvre dans l’exposition « The longer I look » à la galerie parisienne Esther Woerdehoff de nouvelles photographies de Christian Vogt qui témoignent de son exploration constante de toutes les possibilités de ce médium et de sa réflexion sur la subjectivité du regard photographique et sur l’association du texte et de l’image.

L’exposition « The longer I look » à la galerie Esther Woerdehoff, à Paris, présente une sélection d’œuvres récentes de Christian Vogt, l’un des plus importants photographes suisses actuels.

Christian Vogt envisage la photographie comme une recherche

Les photographies en noir et blanc de Christian Vogt, essentiellement centrées sur le corps nu, résultent d’une démarche qui envisagent la photographie comme une recherche. Il importe de saisir dans chacune d’elles bien plus que leur sujet évident qui les réduirait à une simple collecte d’informations. Issu de la génération d’artistes qui révolutionna la photographie à partir des années 1960, Christian Vogt n’a en effet de cesse depuis cinquante ans d’explorer toutes les possibilité de ce médium et de son évolution.

La pratique photographique de Christian Vogt repose entièrement sur le constat que toute photographie n’est, par nature, jamais une pure reproduction de la réalité mais une illusion. C’est précisément cette subjectivité du regard photographique qui anime sa réflexion dont les axes principaux sont le rapport mouvant à la réalité, l’implication du spectateur dans l’émotion esthétique ou encore l’exploitation du format de l’échelle et de la technique de tirage.

« The longer I look » poursuit le travail sur le texte et l’image

Les œuvres récentes de Christian Vogt poursuivent son travail par cycles et séries au sein duquel, depuis 1980, l’intégration du texte est devenue un élément important. Ainsi la série Skinprints dont est issue la photographie The longer I looked, réalisée en 2008, associe-t-elle des vues en gros plan de paumes de main et de courts textes en surimpression.

L’apposition directe du texte sur l’image rendue presque abstraite par la vue rapprochée permet de contourner la perte de sens du texte qu’entraîne souvent la tentative du spectateur de le connecter à l’image. Ici, au contraire de la série Photographic Notes, où le texte en écriture cursive est affiché sous l’image, les mots bénéficient d’une plus grande autonomie, par le contenu comme par la forme.