DANSE | SPECTACLE

Boom Bodies, Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis 2017

12 Mai - 13 Mai 2017

Le Nouveau Théâtre de Montreuil présente Boom Bodies de Doris Uhlich, un spectacle proposé pour la première fois en France, en ouverture des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 2017. Boom Bodies met en scène l’affirmation de l’élan vital contre la pulsion de mort.

En ouverture des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, la chorégraphe autrichienne Doris Uhlich présente une pièce pour huit danseurs, Boom Bodies.

Boom Bodies: la vie ici et maintenant

Présentée pour la première fois en France, Boom Bodies est une pièce faisant directement écho à l’actualité politique européenne. Actualité marquée par l’incertitude de sociétés vouées à ne plus vivre dans la confortable sécurité de sociétés libérales pacifiées, après les attentats successifs de Paris en 2015, suivis de ceux de Cologne, et de Bruxelles.

Boom Bodies met ainsi en scène le thème du déchaînement des passions et des émotions qui submergent les individus en de telles circonstances, et semble être commandé par l’impératif du contrôle de soi. Doris Uhlich en appelle alors au travers de cette création à «une réaction forte, puissante de réaffirmation de la vie ici et maintenant». Boom Bodies est un appel à l’affirmation inconditionné de la vie contre la pulsion de mort.

Boom Bodies

La pièce de Doris Uhlich ne pourrait-elle se présenter comme une grammaire e l’existence, plus particulièrement, des rapports contraires définissant l’existence des individus et des sociétés ? Si Boom Bodies répond directement aux attentats terroristes qui ont ébranlé récemment les sociétés européennes, Doris Uhlrich entend à sa manière donner forme aux affects dévastateurs qui incitent alors les individus à s’isoler, et vivre retirés. Loin d’accepter une telle situation comme un état de fait paralysant et mortifère, Boom Bodies se présente comme une chorégraphie cathartique, voulant expulser de des existences individuelles la crainte destructrice.

Sur scène, les mouvements des interprètes évoquent alors une piste de danse, et même, une transe collective. Les courses des danseurs renvoient à des scènes de lutte aux variations de rythme marquées, pour mieux exprimer à la fois la solitude des individus emportés par la peur, et le sentiment d’une unité collective retrouvée. Portés par la musique électronique de Boris Kopeinig, les danseurs rendent visibles la volonté d’affirmer l’élan de vie contre la pulsion de mort.