ART | EXPO

A History of Hope

01 Déc - 26 Jan 2019
Vernissage le 01 Déc 2018

L’exposition « A History of Hope » à la galerie parisienne Loevenbruck présente de récentes peintures de Blaise Drummond : des œuvres inspirées de photographies d’archive qui s’approprient l’héritage du Bauhaus, de l’architecture et du design modernistes.

L’exposition « A History of Hope » à la galerie Loevenbruck, à Paris, dévoile de nouvelles peintures de Blaise Drummond qui revisitent l’héritage du modernisme et du Bauhaus.

Blaise Drumond revisite l’héritage du modernisme

La démarche artistique de Blaise Drumond, qui de déploie par la peinture, le dessin, la sculpture et l’installation, a pour fils directeurs la notions de monde naturel, les thèmes du paysage et de sa représentation, de l’architecture et du design. Le nouvel ensemble de peintures que l’on découvre dans l’exposition « A History of Hope » poursuit son travail autour de l’histoire du modernisme, dont il transpose des icônes dans un nouveau contexte, le plus souvent un paysage naturel harmonieux et paisible.

La pratique picturale de Blaise Drummond prend toujours sa source dans la photographie, des clichés anciens servant à l’artiste anglais à recontextualiser leurs sujets à sa manière. Ainsi, ses nouvelles peintures tirent leurs sujets des archives photographiques du Black Mountain College, une université libre expérimentale largement inspirée par le Bauhaus qui s’installa en 1933 dans la nature montagneuse de Caroline du Nord, aux Etats-Unis. Ce lieu d’expérimentation artistique, pédagogique, sociale et politique, fut jusqu’en 1957 un tremplin pour les pratiques artistiques avant-gardistes et marqua l’histoire de l’art du XXe siècle.

« A History of Hope » : une histoire de l’espoir incarnée par le Black Mountain College

Les peintures de Blaise Drummond transforment les clichés historiques du Black Mountain College. Ainsi, celle intitulée Summer Fac Drawing reprend une photographie de classe en noir et blanc datant de l’été 1946, sur laquelle on voit les artistes et architecte allemands Josef et Anni Albers et Walter et Ilse Gropius ainsi que l’artiste grec Jean Varda entourant les étudiants. Blaise Drummond y introduit la couleur en remplaçant le tissu blanc d’une robe blanche par un tissu fleuri, symbole du décoratif qui s’affirme aux côtés de l’austérité dénuée de superflu incarnée par Walter Gropius se voit substituer un tissu Liberty chatoyant, contrastant avec la chemise virginale de l’austère Walter. Le tableau renvoie l’image d’une réconciliation rêvée entre le entre le fonctionnalisme et l’ornementation.

C’est une photographie d’une maison modulaire expérimentale créée par Kristian Gullichsen et Juhani Pallasmaa en 1969, qui a inspiré le tableau intitulé Modular. L’aspect puriste de l’architecture originale est ici contrecarré : les larges baies vitrées ont perdu de leur transparence, obstruée par des aplats de couleur. Avec Experimental House for Marimekko, l’architecture moderniste se retrouve transposée en pleine nature et devient un objet de contemplation, à l’opposé de son objectif fonctionnaliste originel. A sa façon, Blaise Drummond ravive l’espoir incarné par le Black Mountain College et sa liberté expérimentale.