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Traces d’une occupation humaine

13 Sep - 08 Nov 2018
Vernissage le 13 Sep 2018

L’exposition « Traces d’une occupation humaine » à la galerie Le Carré d’Art, à Chartres de Bretagne, dévoile une série de photographies réalisée par Amélie Labourdette dans la région de Gafsa, aux portes du désert tunisien. Autant esthétiques et fictionnels que documentaires, ces clichés renvoient aux multiples strates de temporalités et d’identité du paysage, façonné par l’activité humaine.

L’exposition « Traces d’une occupation humaine » à la galerie Le Carré d’Art, à Chartres de Bretagne, présente la nouvelle série photograhique d’Amélie Labourdette, consacrée à la région tunisienne de Gafsa.

Avec Traces d’une occupation humaine, Amélie Labourdette révèle les multiples facettes du paysage

La série Traces d’une occupation humaine est née de la résidence effectuée par Amélie Labourdette en 2016 dans le cadre du projet Under The Sand qui vise à créer des échanges transdisciplinaires entre des artistes tunisiens et des artistes français, à travers des résidences et des expositions dans les deux pays. Réalisée dans la région de Gafsa, aux portes du désert tunisien, cette série a pour but d’explorer ce territoire en en révélant les multiple facettes : historiques, spirituelles, politiques, sociales, écologiques et utopiques.

Comme l’indique son titre, Traces d’une occupation humaine, le projet photographique d’Amélie Labourdette s’intéresse à des paysages et à des lieux marqués par la présence humaine, une présence qui ne se révèle que par les traces qu’elle a laissées, puisqu’aucune photographie ne comporte une figure humaine. Plus qu’un travail documentaire, c’est une véritable méditation photographique sur l’esprit d’un lieu que livre Amélie Labourdette.

Traces d’une occupation humaine dans le territoire de Gafsa, en Tunisie

Isolant des constructions abandonnées ou d’autres modifications du paysage résultant de l’activité humaine au centre de clichés de format carré aux teintes douces peu contrastées, la nouvelle série d’Amélie Labourdette renvoie aux formes successives prises par l’occupation humaine dans le territoire de Gafsa. Cette constellation de visions dévoile différentes strates temporelles : monticules artificiels dressés à l’époque Capsienne entre -8500 et -4500, nécropoles de tumulus du néolithique et de la protohistoire, vestiges antiques, oasis, gisements miniers de phosphate exploités depuis plus d’un siècle, région frappée par le chômage qui fut le théâtre de soulèvements populaires qui amenèrent à la Révolution tunisienne de 2011…

Cette nouvelle série d’Amélie Labourdette s’inscrit dans une pratique photographique qui sonde la part non visible du paysage, celui-ci renvoyant, à travers les diverses modifications que lui ont imposé l’occupation humaine, à notre histoire et notre mémoire collectives comme individuelles. Ces photographies sont porteuses d’une dimension à la fois documentaire, esthétique et fictionnelle.