Dominique Gonzalez-Foerster

Dominique Gonzalez-Foerster

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Dominique GONZALEZ-FOERSTER — née le 30 juin 1965 à Strasbourg (France). Vit et travaille à Paris (France) et Rio de Janeiro (Brésil).

Dominique Gonzalez-Foerster (DGF) est une artiste contemporaine française dont la pratique englobe espaces immersifs (Attractions), vidéos et films, performances… Avec ses espaces au sein desquels les spectateurs sont invités à interagir ou s’installer, le travail de Dominique Gonzalez-Foerster aura notamment été affilié à la mouvance de l’Esthétique Relationnelle, telle que portée par Nicolas Bourriaud. Cultivant les projets collectifs, Dominique Gonzalez-Foerster multiplie les ponts et passerelles interdisciplinaires. Actuellement, son travail est représenté par la 303 Gallery (New York), la Gallery Koyanagi (Tokyo), Esther Schipper (Berlin), notamment. En 2015, le Centre Pompidou lui a consacré une vaste exposition personnelle : « 1887-2058 ».

Dominique Gonzalez-Foerster : environnements, installations immersives et références filmiques

Dominique Gonzalez-Foerster a d’abord étudié à l’École Supérieure d’Art de Grenoble (1982-1987). Elle y côtoie notamment Philippe Parreno. Elle participe ensuite à la première session de l’École du MAGASIN de Grenoble (1987-1988), école pionnière dans le curatoriat d’exposition. Puis elle intègre l’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques (1988-1989). Rapidement, elle participe à la Biennale de Venise (1990, 1993, 1999, 2003, 2009). Dans les années 1990, elle développe notamment des Chambres : des environnements inspirés par des films et réalisateurs. En 1999, elle rejoint anna sanders films, société de production cinématographique créée en 1998 par Charles de Meaux, Pierre Huyghe, Philippe Parreno. Affiliée au Consortium de Dijon, anna sanders films produit cinq de ses court-métrages. La balade tokyoïte Riyo (1999), Central (2001), Plages (2001), Atomic Parc (2004), Belle comme le jour (2012). En 2000-2002, elle participe au protéiforme AnnLee Project (No Ghost Just a Shell).

La création collective et pluridisciplinaire, l’architecture et les Attractions

Artiste du collectif et des projets rhizomatiques et relationnels, Dominique Gonzalez-Foerster ne cesse de cultiver les créations interdisciplinaires. À partir de 2000, c’est notamment avec la structure Studio 9 qu’elle conçoit installations immersives et environnements (les Attractions). Travaillant ainsi avec le designer lumière Benoit Lalloz et l’architecte designer Martial Vieille dit Galfione. Cosmodrome (2001) consistera, par exemple, en un espace doté d’une bande son (de Jay-Jay Johanson). En 2003, c’est avec Alain Bashung qu’elle travaille, puis avec Balanciaga. Tandis qu’en 2002 elle participe à la Documenta de Cassel tout en étant lauréate du prix Marcel Duchamp. Pétries de références, les œuvres de Dominique Gonzalez-Foerster peuvent être difficiles à pénétrer. Ce qui contredit la facilité avec laquelle, justement, elles s’ouvrent à la circulation. Alphavilles (2004-2007) reflète assez bien cette dualité. Projet photographique, Alphavilles rend compte des mégalopoles contemporaines, avec leurs forces d’attraction et de répulsion. Attractives comme la lumière, elles n’en demeurent pas moins hermétiques.