Christian Marclay

Christian Marclay

Christian MARCLAY — né le 11 janvier 1955 à San Rafael (USA). Vit et travaille à New York (USA) et Londres (Royaume-Uni).

Christian Marclay est un artiste contemporain helvético-américain dont la pratique est particulièrement interdisciplinaire. Musique et son, performance, installation, film, photographie… Christian Marclay est compositeur et artiste visuel. Depuis ses débuts il cultive une création opérant une jonction entre arts sonores et arts visuels. En 1979, par exemple, tandis qu’il mixe avec des turntables, il revendique une pratique relevant de l’art. Ses vidéos les plus connues sont elles aussi composées de samples de films. À l’instar de Telephones (1995), qui rassemble des séquences filmiques impliquant l’usage de téléphones. Avec Crossfire (2007), ce sont des acteurs pointant des armes à feu. Et The Clock (2010), des montres, réveils et horloges. Actuellement, le travail de Christian Marclay est représenté par White Cube (Londres, Hong Kong), la Fraenkel Gallery (San Francisco), la Paula Cooper Gallery (New York), mfc-michèle didier (Paris), notamment.

Christian Marclay : Turntablisme (mix et remix sur platines vinyles), composition et images sonores

Né aux États-Unis, Christian Marclay a grandi en Suisse. Il a étudié à l’École Supérieure d’Art Visuel de Genève (1975-1977). Puis au Boston Massachusetts College of Art (1977-1980). Cursus au cours duquel il a également étudié à la Cooper Union de New York (1978). Dès 1979 il réalise des performances sonores, s’apparentant à des DJ sets Hip-hop, au cours desquelles il mixe sur platines. Précurseur dans le Turntablisme, il s’inscrit ainsi dans la continuité d’artistes et compositeurs comme John Cage (usage du phonographe) ou Steve Reich (sampling et boucles). En parallèle, Christian Marclay réalise des collages, montages, peintures… mettant en relief la culture visuelle du sonore. Avec la série des Onomatopoeia (1989), dont Pa Ta Poom, Roaarrr, Whang! et Zot!, par exemple. Ou avec sa série photographique, entamée au début des années 1990, glanant, à travers le monde, des éléments visuels sonores (clef de sol, touches de piano, cloche, sonnette…).

Vidéos, films et installations : entre sampling visuel et temps réel, The Clock (2010), Lion d’or à Venise

Avec The Clock (2010), Christian Marclay réalise un film d’une durée de vingt-quatre heures. L’installation rassemble des milliers de séquences comportant des indicateurs de temps. Coïncidant ainsi, presque minute par minute, avec le temps réel de l’exposition. En 2011, tandis que Christian Marclay représente les États-Unis à la Biennale de Venise, The Clock reçoit un Lion d’or. Photographies de motifs de trous, comme sur les anciens combinés téléphoniques (Sound Holes, 2007)… Installations et sculptures avec des cassettes audio et bandes magnétiques dévidées (Taped Tape, 1994 ; Moebius Loop, 1994 ; Untitled (Sonic Youth and Something Beautiful, 2007-2008)… Jeu sur les distorsions visuelles induisant des effets mentaux d’étirement sonore (The Red Wine of Youth, 2014)… L’œuvre de Christian Marclay explore les passerelles entre vision et audition. Avec plusieurs participations à la Biennale de Venise à son actif (1995, 1999, 2011), elle bénéficie d’une résonance internationale.