ART | EXPO

You should be an artist

19 Nov - 19 Fév 2017
Vernissage le 19 Nov 2016

L’exposition « You Should Be An Artist » au centre d’art Le Consortium, à Dijon, présente des œuvres de l’artiste canadien Rodney Graham. Des installations, peintures et films riches de multiples références qui explorent la perception et la figure de l’artiste.

L’exposition « You Should Be An Artist » présentée au centre d’art Le Consortium, à Dijon, rassemble des installations, des peintures et des films de Rodney Graham. Des œuvres pluridisciplinaires parfois inédites que relie une interrogation sur la figure de l’artiste.

La figure de l’artiste est au centre de l’œuvre de Rodney Graham

L’exposition met à l’honneur les caissons lumineux qui ont fait la célébrité de Rodney Graham. Dans ces œuvres à l’échelle 1, l’artiste canadien met en scène des situations qui semblent être tirées d’images d’archives. Chacune de ces saynètes, réalisée à l’aide de médiums variés sont à la croisée de la vidéo, la photographie, la maquette, le texte et la partition musicale, autant de structures narratives fixes qu’elles mettent en perspective avec humour.

Dans l’œuvre Artist in an artist bar 1950s, un caisson lumineux en aluminium contenant un tirage chromogénique réalisé en 2016, on peut voir Rodney Graham attablé dans une brasserie traditionnelle, aux murs tapissés de tableaux du début du 20e siècle. Dans le caisson lumineux intitulé Actor/director, 1954, un homme vêtu à la mode de l’Ancien Régime mais tenant une cigarette manie une caméra moderne dans le décor d’un jardin classique à la française, éclairé par un gros projecteur de cinéma.

Des œuvres entre réalité et fiction qui s’inspirent autant de la culture savante sur des références populaires

Exploitant nos modes de perception, les œuvres se situent à la limite entre réalité et fiction. Elles offrent un aperçu des nombreux scénarii inventés par Rodney Graham, dans lesquels il joue le plus souvent le rôle principal, dans une démarche qui vise à explorer la représentation de soi, mai aussi la figure de l’artiste et la position qu’il occupe vis à vis de ses propres créations. Pour la première fois sont présentés des objets et matériaux que l’artiste a utilisés pour réaliser les caissons.

Des peintures et des films dialoguent avec les œuvres montées sur caissons lumineux, témoignant d’une pratique pluridisciplinaire qui plonge dans l’histoire de l’art tout en entretenant une relation complexe avec la modernité. Les références et mises en abîmes dont l’œuvre de Rodney Graham est imprégnée sont en effet issues aussi bien de la littérature que de la philosophie, de la psychanalyse, de la musique classique ou actuelle, que du cinéma et aussi bien des cultures savantes que populaires. L’exploration de ces thèmes va jusqu’à prendre la forme d’une « annexation », lorsque l’artiste ajoute des paragraphes écrit à des textes d’Edgar Allan Poe ou insère des mesures de Richard Wagner dans ses propres compositions musicales.