ART | EXPO

Wall & Floor

09 Jan - 06 Mar 2010
Vernissage le 09 Jan 2010

« Wall & Floor » tente de mettre en évidence le lien qu’on peut établir entre quelques-unes des grandes figures du minimalisme et une génération contemporaine d’artistes, par analogies formelles ou posturales.

Carl Andre, Chris Burden, Tom Burr, Koenraad Dedobbeleer, Dan Graham, Donald Judd, Thomas Kiesewetter, Sol Lewitt, Nate Lowman, John McCracken, Andrei Molodkin, Anselm Reyle, Frank Stella, Katja Strunz, James Turrell, Aaron Young
Wall & Floor

« Wall & Floor » est une exposition qui entend mettre en évidence le lien que l’on peut établir entre quelques-unes des grandes figures du minimalisme, et une génération contemporaine d’artistes, dont les propositions bien que parfois fort différentes a priori, sont redevables des réflexions de leurs aînés.

Dès le début du XXe siècle, Brancusi et Duchamp ont considérablement ouvert les champs d’investigation de la sculpture. Brancusi, en lui soustrayant le socle, et en ramenant la sculpture à des formes simples déclinées dans des matériaux le plus souvent utilisés pour leur interaction avec l’espace environnant (bronze poli, bois, marbre).

Duchamp en remettant en question la distinction entre peinture et sculpture avec le « Grand Verre » (La Mariée mise à nu par ses célibataires, même) une peinture sur verre datée de 1915-23. Cette œuvre présentée de telle sorte que l’on puisse tourner autour comme on le ferait face à une sculpture marque un tournant décisif dans l’histoire de la modernité.

Forts des acquis des avant-gardes, dans le courant des années 60 Carl Andre, Donald Judd, Sol Lewitt, John McCracken, autant que Chris Burden, Dan Graham, Frank Stella ou James Turrell repoussent à leur tour, les limites théoriques et esthétiques qui distinguaient jusque-là peinture et sculpture. Dans cette recherche d’un vocabulaire élargi, certains pensent la sculpture en termes d’architecture (Dan Graham), investissent le paysage (James Turrell), ou situent leur réflexion dans une dimension qui va de la performance au dispositif d’installation (Chris Burden), ces positions induisant une modification de la notion d’oeuvre.

Dans ce refus d’un cadre trop rigide, déjà fortement remis en cause par leurs aînés, les jeunes artistes disposent aujourd’hui d’une grande liberté, et portent un regard à la fois respectueux et distancié sur les acquis fondamentaux du XXe siècle.

La génération contemporaine sait à l’exemple de ses aînés jouer ou réinterpréter à l’infini les formes de l’histoire de l’art. Mais les enjeux du Post-modernisme sont radicalement différents y compris lorsqu’ils tendent à sortir d’une certaine rigueur formelle ou esthétique.

Les artistes s’autorisent l’utilisation des matériaux les plus variés, comme une forme d’éclectisme qui concerne autant les référents que les pratiques. Nombreux sont à l’heure actuelle ceux qui choisissent alternativement le dispositif d’installation, la sculpture, la peinture, la vidéo, la photographie ou la performance en fonction de leur projet, et refusent implicitement d’enfermer leur production dans une catégorie.

Cette liberté exprimée dans les propositions des artistes de cette nouvelle génération va de pair avec la capacité à instaurer un dialogue riche avec les oeuvres de leurs aînés.

Difficile de ne pas percevoir ce qui peut, par exemple, faire le lien entre une pièce de John McCracken, une sculpture d’Aaron Young et une autre d’Anselm Reyle… Analogies formelles, mais aussi intentions parfois comparables.

La présente exposition permettra de découvrir des œuvres récentes et des pièces rares dont une peinture historique sur papier de Donald Judd de 1971, ou encore une très grande gouache de Sol Lewitt de 2005.

critique

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