Virginie Foloppe, à la suite de Pierre Klossoski avec Le bain de Diane, repense l’érotisme de la chair ouverte : plongée sur le corps dénudé et qui s’offre au regard dans l’effacement même de sa couleur et de sa forme, vertige de l’acte même… La bouche rougie, saillante au milieu d’une clarté blanche qui évoquerait pratiquement les apesanteurs vermériennes, absorbe la scène figurative en même temps qu’elle a aimé goûter l’amant inattendu, celui qui l’observait prendre son bain. Ouvrir Vénus, tel que l’envisageait ailleurs Georges Didi-Huberman, nous renvoie là à une origine meurtrière, où V. fait disparaître le magenta empourpré que son regard emportait. Avec Le bain, le désir ne serait que de la mélancolie.
Julien Milly
Présentation de l'auteur/artiste
Virginie Foloppe est vidéaste. Elle vit et travaille à Paris.
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