Cette installation fait directement référence au jeu de massacre présent dans les fêtes foraines du 19ème et 20ème siècle. Ici la foule n'est pas invitée à se défouler sur la tête du politicien ou sur celle d'un pauvre bougre qui en échange d'un bout de pain mettait sa tête en pâture, mais bien à dévisager les Blanche-Neige.
A travers son statut d'icône de la culture de masse, elle joue sur la double identité: celle du bourreau et homme de pouvoir et celle de la bête de foire, victime de sa condition. Les Blanche-Neige agissent ici tel un miroir: le spectateur croyant défier le politique ou le marginal devient en réalité sa propre cible.
Cette problématique du renversement des sujets est un des axes principaux du travail de Catherine Baÿ, notamment dans le work-in-progress du projet
Blanche-Neige initié depuis 2002, dont cette installation est issue.
Présentation de l'auteur/artiste
Catherine Baÿ vit et travaille à Paris
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