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Vestiges d’empire

30 Sep - 28 Oct 2017
Vernissage le 29 Sep 2017

L’exposition « Vestiges d’empire » à la galerie D.X, à Bordeaux, dévoile une série de photographies que Thomas Jorion a prises d’édifices abandonnés datant de la période coloniale française. Réalisés à Madagascar, en Inde, au Cambodge, au Vietnam, en Guyanne, au Sénégal, au Maroc, en Chine ou encore à Haïti, les clichés portent le poids de l’histoire.

L’exposition « Vestiges d’empire » à la galerie D.X, à Bordeaux, présente une série photographique de Thomas Jorion consacrée aux traces architecturales de l’empire colonial français.

Vestiges d’empire : Thomas Jorion fixe les traces de l’empire colonial français

La série de photographies Vestiges d’empire fixe les images d’édifices datant des différentes périodes coloniales françaises que Thomas Jorion a prises de Casablanca à Pondichéry, en passant par Alger, Saint-Louis du Sénégal, Shanghai ou Port-au-Prince. Suivant un processus précis, comportant une première phase de recherches documentaires à Paris puis des voyages orientés par celles-ci, Thomas Jorion a créé chaque cliché en utilisant exclusivement une chambre grand format 4×5″ et des négatifs couleurs.

Bâtis au cours des conquêtes du premier empire, des Amériques au Sénégal et à l’Inde, ou du second empire, de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, ou au cours des périodes d’implantation et de construction qui en découlent, les bâtiments photographiés par Thomas Jorion ont subi les assauts du temps et le délaissement des hommes : désormais inhabités et non entretenus, ils disparaissent peu à peu.

Des vestiges d’empire qui portent le poids de l’histoire

On découvre avec le cliché Bagne-de-Saint-Joseph, Chambre pour surveillant célibataire une pièce sans toiture ni fenêtre, ouverte à la luxuriante végétation exotique. Des seaux colorés et du linge étendu sur un fil trahit la présence précaire d’habitants dans une maison privée de Chandernagor en Inde dont la sophistication passée s’efface aujourd’hui sous la décrépitude.

Modestes ou grandioses, ces vestiges d’empire ne sont pas seulement le fruit de l’esprit aventurier de Thomas Jorion ni de son goût pour les lieux de mémoires et les marques du temps. Si ces éléments ont initié son projet, ils se sont ensuite doublés de la conscience du caractère particulier de ces ruines. Au-delà de leur esthétisme, les photographies témoignent du poids de l’histoire coloniale.