ART | EXPO

Rudus, Ruderis

04 Mai - 16 Juin 2018
Vernissage le 10 Mai 2018

L’exposition « Rudus, Ruderis » à la galerie marseillaise Double V dévoile des sculptures et installations d’Ugo Schiavi qui mêlent le passé antique de Marseille et sa réalité urbaine et vivante d’aujourd’hui.

L’exposition « Rudus, Ruderis. » à la galerie Double V, à Marseille, présente des sculptures et installations d’Ugo Schiavi qui offrent un portrait de la ville de Marseille entre réalité contemporaine et passé antique.

« Rudus, Ruderis » : les sculptures en forme de décombres d’Ugo Schiavi

Le titre de cette deuxième exposition personnelle d’Ugo Schiavi en France, « Rudus, Ruderis », signifie en latin « Décombre, Décombres ». Il résume parfaitement la pratique du plasticien dont les installations et sculptures résultent d’un rapport presque archéologique aux images et à la statuaire. Incarnant une sorte de romantisme 2.0, Ugo Schiavi s’intéresse particulièrement à la grande sculpture qui décore aujourd’hui les villes et les musées, et qui matérialise dans le temps présent l’éclat d’époques passées.

Ugo Schiavi opère une confrontation entre l’antique et l’actuel

Les nouvelles sculptures et installations d’Ugo Schiavi, séries d’œuvres profondément contemporaines réalisées en béton et acier, se concentrent sur la ville de Marseille, territoire chargé d’histoire, pour refléter à la fois la ville actuelle et son passé antique, dans une sorte de confrontation entre l’antique et l’actuel. Pour cela, Ugo Schiavi a recours aux procédés de moulage : de séances avec des modèles posant sur des monuments ornés caractéristiques de l’espace urbain et de techniques actuelles à prise rapide résulte un moule porteur du passé historique du lieu et du présent.

Les œuvres d’Ugo Schiavi, tirages en béton réalisés à partir des moules, génèrent une confusion volontaire : si leur traitement de la forme renvoyant aux ruines fait dans un premier temps penser à de véritables décombres urbains, on se rend ensuite compte qu’une part de ces fragments relève du vivant et de l’actuel. La scénographie de l’exposition renforce cette ambiguïté en disposant les sculptures aux allures de fragments selon les codes des réserves de musées, sur des rangées d’étagères murales. Le visiteur a ainsi le sentiment de se trouver face à des trouvailles archéologiques.