ART | EXPO

Tacita Dean, Julie Mehretu

08 Juin - 20 Juil 2018
Vernissage le 08 Juin 2018

L’exposition « Tacita Dean Julie Mehretu » à la galerie Marian Goodman, à Paris, offre un dialogue entre les œuvres de deux plasticiennes amies de longue date. Des dessins et une peinture personnels ainsi qu’une installation à quatre mains révèle de subtiles correspondances entre leurs pratiques respectives.

L’exposition « Tacita Dean, Julie Mehretu » à la galerie parisienne Marian Goodman réunit des dessins, une peinture et une installation commune des deux artistes, des œuvres spécialement réalisées pour l’occasion.

Tacita Dean, Julie Mehretu : un dialogue entre deux artistes et amies

L’exposition offre l’occasion pour la première fois d’assister au dialogue entre les œuvres de deux artistes et amies de longue date, Tacita Dean et Julie Mehretu, à travers des créations personnelles témoignant de leur pratique respective et d’une œuvre réalisée à quatre mains. Au rez-de-chaussée de la galerie sont présentées des œuvres de chacune des deux artistes. Une série de dessins intitulée Suite of Nine reflète l’usage habituel de la craie sur ardoise chez Tacita Dean. Ici, la craie vaporisée se mêle à la gouache et au fusain dans une représentation en neuf temps d’une éclipse solaire.

En regard de l’œuvre multiple de Tacita Dean, celle de Julie Mehretu s’impose par une réalisation unique mais monumentale : cette vaste peinture à l’encre et à l’acrylique intitulée A Love Supreme est typique des tableaux entre figuration et abstraction de Julie Mehretu dans lesquels de larges tourbillons et enchevêtrements de traits, de couleurs et de formes sont portés par une recherche sur le mouvement et l’espace.

Une installation à quatre mains de Tacita Dean et Julie Mehretu

Au centre de l’exposition, une grande installation intitulée Monotype Melody (Ninety Works for Marian Goodman) et réalisée collaborativement par Tacita Dean et Julie Mehretu réunit quarante-cinq monotypes de chacune des plasticiennes. Quatre-vingt-dix œuvres sont ainsi éparpillées sur le mur, dévoilant des liens malgré leur réalisation à distance. Celles de Tacita Dean consistent en des cartes postales anciennes souvent humoristiques que l’artiste a relevées de couleurs, taches ou coulures d’encre d’imprimante.

Du côté de Julie Mehretu, les monotypes révèlent au contraire un strict noir et blanc. On y retrouve le style de ses compositions abstraites mêlant traits et signes dans un grand dynamisme avec cette fois, une récurrence de la tache appliquée à l’aérosol ou au doigt, et l’utilisation d’encre d’imprimante, parmi de nombreuses correspondance avec les monotypes de Tacita Dean.