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Du gris à l’âme

11 Jan - 10 Fév 2018
Vernissage le 11 Jan 2018

L’exposition « Du gris à l’âme » à la galerie Depardieu, à Nice, présente la dernière série photographique de Sylvie Teissier, qui s’est intéressée aux sculptures de pierre, captant des images de statues dans des cimetières comme des sculptures anciennes dans des vitrines d’antiquaires.

L’exposition « Du gris à l’âme » à la galerie niçoise Depardieu présente la série photographique éponyme de Sylvie Teissier, images de corps figés dans la pierre, des statues funéraires à des antiquités saisies à travers des vitres de boutiques…

Du gris à l’âme, photographies de sculptures de pierre par Sylvie Teissier

La nouvelle série de photographies de Sylvie Teissier, intitulée Du gris à l’âme, s’intéresse aux sculptures, statues et autres corps dont les mouvements semblent figés dans la pierre. Certaines s’inscrivent dans la continuité de la série de Vanités précédemment réalisée par la photographe. Il s’agit de vues de statuaire funéraire que l’on imagine glanées dans des cimetières. Ici, un jeune garçon, tête baissée, se tient contre une croix qu’il enlace, sur un fond de mur et de roses. Là, un ange, dressé dans une attitude de recueillement, est recouvert de brindilles, témoins de son immuable présence minérale.

D’autres photographies de la série Du gris à l’âme, les corps pétrifiés sont captés dans des environnements très différents, des lieux urbains, des vitrines d’antiquaires… Loin des photographies tendant naturellement au noir et blanc et sans effet prises dans les cimetières, ces clichés sont vivement colorés, lumineux et résultent de multiples jeux photographiques. Les objets saisis depuis l’autre côté d’une vitre s’insèrent ainsi dans des superpositions de reflets et d’images qui perturbent la vision.

Sylvie Teissier saisit des corps emprisonnés dans la pierre et les reflets

Le titre de la série, Du gris à l’âme, trouve sa justification dans la matière minérale autour de laquelle elle est centrée et dans la notion d’emprisonnement qui semble lier toutes les photographies. Ainsi, dans l’une d’elles, quelques sculptures et corps d’athlètes grecs sont prise au piège de multiples strates visuelles, de l’arrière plan de la boutique à des reflets renvoyant l’image de la photographe mais aussi d’une paroi métallique et de véhicules de chantier à l’extérieur.