ART | EXPO

Supports/Surfaces. Les origines, 1966-1970

13 Oct - 07 Jan 2018
Vernissage le 13 Oct 2017

L’exposition « Supports/Surfaces Les origines, 1966-1970 » au Carré d'Art, à Nîmes, est consacrée aux rencontres, aux interrogations, aux événements et aux œuvres qui ont amené à la naissance de ce mouvement majeur de l'art contemporain.

L’exposition « Supports/Surfaces. Les origines, 1966-1970 » au Carré d’Art, musée d’art contemporain de Nîmes revient sur la genèse de ce mouvement majeur de l’art contemporain. Des œuvres essentielles de cette période illustrent les grands thèmes qui ont caractérisé ce courant : la crise du tableau traditionnel, la confrontation aux Nouveaux Réalistes ou le déploiement des œuvres dans l’espace.

La génèse du courant Supports/Surfaces

Creuset du courant Supports/Surfaces, Nîmes était de lieu idéal d’un retour sur la période qui l’a vu naître. Carré d’Art, Le musée d’art contemporain de la ville, retrace donc les événements, les interrogations et débats, les artistes et les œuvres qui ont marqué les débuts de ce bouleversement artistique qui joua un rôle considérable sur la façade méditerranéenne de l’Europe.

L’exposition montre la mise en place conceptuelle et créatrice de ce qui constituera une des dernières avant-gardes, jusqu’à la création du groupe lorsqu’en septembre 1970 est organisée au Musée d’art moderne de la ville de Paris l’exposition « Supports/Surfaces », un titre choisi par les artistes qui désignera dorénavant leur groupe, formé d’André-Pierre Arnal, Vincent Bioulès, Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Toni Grand, Bernard Pagès, Jean-Pierre Pincemin, Patrick Saytour, André Valensi et Claude Viallat.

Au cœur de Supports/Surfaces : la crise du tableau

Dans la première salle s’expose la crise du tableau qui est l’axe majeur du groupe Supports/Surfaces : ses artistes, dont la plupart œuvrent dans le domaine pictural, reniant la conception traditionnelle du tableau comme une toile tendue sur un châssis et posée sur un chevalet, s’affranchissent de ses conventions et de son espace clos du tableau. Une démarche qui se renforce au cours des années 1967 et 1968, comme en témoignent les pièces exposées dans la deuxième salle : un châssis seulement recouvert d’une feuille de plastique par Daniel Dezeuze, un tissu imprégné de couleur dans Tissu teint de Noël Dolla.

La troisième salle montre comment Supports/Surfaces est aussi né d’une confrontation avec le Nouveau Réalisme puis la quatrième retrace les expositions dans le sud de la France où se sont opérés les premiers contacts entre les artistes, notamment celles dans le village de Coaraze près de Nice qui réunirent Daniel Dezeuze, Bernard Pagès, Patrick Saytour et Claude Viallat. Des événements où les nouveaux modes de production se doublent de nouveaux modes de présentation : les œuvres y sont exposées en plein air, dans les rues ou encore sur des plages.