PHOTO | EXPO

Stephen Gill

14 Sep - 12 Nov 2017
Vernissage le 22 Sep 2017

L’exposition « Stephen Gill » à La Filature, à Mulhouse, présente l’œuvre expérimentale et conceptuelle du photographe anglais au gré d’une sélection de clichés tirés de dix séries. Des photographies qui ont pour unique objet la ville de Londres, dont elles révèlent des facettes singulières.

L’exposition « Stephen Gill » à La Filature, à Mulhouse, regroupe des œuvres du photographe anglais tirées de dix de ses séries. Des photographies expérimentales qui offrent un regard inhabituel sur la ville de Londres.

Stephen Gill, un photographe expérimental et conceptuel

L’exposition permet de découvrir une vaste sélection de photographies de Stephen Gill tirées des séries Billboards, Hackney Flowers, Buried, Talking to Ants, Pigeons, Best Before End, Coexistence, Coming up for Air, B Sides et Energy Fields. On découvre ainsi la pratique expérimentale et conceptuelle mais aussi documentaire d’un photographe qui a fait de son lieu de résidence, Londres, l’objet principal de son œuvre.

Les séries de photographies de Stephen Gill sont souvent menées en parallèle et s’attachent chacune à un aspect de la mégapole londonienne dont il éclaire des facettes souvent ignorées ou négligées. Ce regard très personnel lui a valu d’être repéré très tôt par un grand nom de la photographie anglaise, Martin Parr. Ainsi, plus que les images les plus évidentes et habituelles de la ville, ce sont le tissu urbain secret et les habitants qui intéressent Stephen Gill.

Stephen Gill a fait de Londres le centre de son objectif

Son observation du quotidien des gens porte Stephen Gill à focaliser son domaine d’action à son quartier Hackney, dont il parcourt les rues et les terrains vagues pendant presque quinze ans, dressant le portrait indirect d’une population défavorisée dont l’environnement a été transformé lors des grands chantiers pour les Jeux Olympiques en 2012. Dans la série Hackney Flowers, le photographe a posé sur les images des fleurs qu’il a cueillies au cours de ses promenades.

Ces choix expérimentaux donnent naissance à des clichés d’apparence abstraite. Ainsi, pour la série Talking to Ants, il introduit dans la lentille même de son appareil des objets trouvés à proximité de la prise de vue, dans une volonté d’imprégner l’image de la dimension physique du lieu photographié. Se transportant ainsi à l’échelle d’une fourmi (« ant » en anglais), Stephen Gill capte les moindres détails du paysage. Une pratique qu’il réitère pour la série Pigeons, par laquelle, grâce à un bras télescopique au bout duquel il fixe son appareil, il guide notre regard sous les ponts et autres espaces cachés de la ville pour observer les pigeons dans leur propre monde.