ART | EXPO

Traversée des états

09 Juin - 26 Août 2018
Vernissage le 09 Juin 2018

L’exposition « Traversée des états » au Parc Saint Léger, Centre d’art contemporain de Pougues-les-Eaux, réunit une dizaine d’installations de Stéphanie Saadé dans lesquelles la transposition, le décalage et le déplacement temporels et géographiques sont autant de moyens de réévaluer notre point de vue pour atteindre une compréhension plus profonde de la réalité.

L’exposition « Traversée des états » au Parc Saint Léger, Centre d’art contemporain de Pougues-les-Eaux, présente des installations de Stéphanie Saadé qui ont pour notions centrales le décalage et le déplacement temporels et géographiques.

Les installations de Stéphanie Saadé opèrent une traversée des états

Les installations de Stéphanie Saadé ont pour point commun d’opérer une « traversée des états ». Chacune d’entre elles repose en effet essentiellement sur un processus de déplacement, de transposition et de métaphore, moyens pour l’artiste d’explorer les rapports entre l’universel et l’intime. L’installation Elastic Distance consiste en un téléphone portable accroché à mur et sur l’écran duquel s’affiche un nombre évoluant constamment, qui montre, par le biais d’une application de géolocalisation, la distance physique qui sépare l’artiste de l’espace d’exposition.

Stéphanie Saadé explore le déplacement temporel et géographique

Paradoxalement, tout en rendant concret son éloignement, l’œuvre tisse un lien permanent entre Stéphanie Saadé et l’exposition. La pièce intitulée A Map of Good Memories réunit sur une feuille d’or appliquée au sol les vingt trajets favoris de l’artiste, qu’elle a parcourus au Liban de son enfance à aujourd’hui. Retranscrits en en respectant l’orientation et l’échelle, ils forment une carte autobiographique dont la surface réfléchissante permet à d’autres vies de s’y refléter, tout en matérialisant la rencontre impossible entre passé et présent.

La mise à distance, procédé central dans la pratique de Stéphanie Saadé

Face aux œuvres de Stéphanie Saadé, le spectateur se mue en archéologue, chargé de les étudier comme des énigmes à déchiffrer pour en relever les traces et indices dont elles sont porteuses. La distance créée entre le spectateur et l’œuvre permet de dégager un vaste champ de découvertes et incite à la relativisation du point de vue. La mise à distance, procédé central dans la pratique de Stéphanie Saadé a ainsi pour but de remettre en question ce que l’on voit et ce que l’on sait, d’aller au-delà des apparences pour atteindre une perception plus précise de la réalité.