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The Way Back

30 Nov - 24 Fév 2018
Vernissage le 01 Déc 2017

L’exposition « The Way Back » au Bleu du ciel, à Lyon, réunit les œuvres de Stéphane Barbato, Marie Baronnet, Carlotta Cardana, Marion Gronier, Stephanie Keith et White Eagle. Photographies, textes et installation vidéographique explorent de façon quasi documentaire la situation contemporaine des Amérindiens.

L’exposition « The Way Back » au Bleu du ciel, à Lyon, réunit les œuvres de Stéphane Barbato, Marie Baronnet, Carlotta Cardana, Marion Gronier, Stephanie Keith, White Eagle autour de la situation des Amérindiens dans le Middle West américain.

« The Way Back » : un regard multiple sur la situation des populations amérindiennes

Dans un esprit documentaire, l’exposition associe images, textes, installation vidéographique, documents et réflexion sociologique pour offrir un regard multiple sur l’actuelle situation des populations amérindiennes, alors que l’implantation d’un pipeline dans le Dakota du Nord a ravivé leurs velléités de lutte. Autour de cet événement se sont cristallisés les revendications des nations indiennes et un regain d’intérêt de divers artistes pour leur civilisation.

La vidéo Mugshots de Stéphane Barbato est constituée de toutes les photographies d’arrestation (mugshots en anglais) de Robert Alan Packard, un Sioux du Dakota, qui a été arrêté soixante fois par la police, dans huit états. La collection de ces clichés résume de façon frappante son parcours et sa condition d’Indien dans l’Amérique d’aujourd’hui.

Les photographies de Carlotta Cardana et Marion Gronier renvoient une image objective de l’identité amérindienne moderne

Les photographies de Carlotta Cardana renvoient une image objective de l’identité amérindienne moderne. Les portraits comme Evereta and her Mustang, où l’on voit une Indienne adossée à sa voiture sportive typiquement américaine, ou encore Sage in the Colorado River, qui montre une jeune femme en habits traditionnels indiens debout dans une rivière, dévoilent la réalité de tribus qui ont préservé leur culture et ont fait preuve de résilience.

Avec ses portraits photographiques d’Indiens Blackfeet ou Navajos, Marion Gronier revisite ceux qu’Edward S. Curtis avait pris de leurs ancêtres, montrés alors tels de fiers guerriers. Mais à la vision idéalisée et falsifiée renvoyée par le photographe du début du XXe siècle succèdent des images beaucoup plus objectives montrant la réalité de peuples déchus et exclus, abîmés par l’alcool, la drogue et la violence.