ART | EXPO

Sonatines en rouge et rose

09 Sep - 28 Oct 2017
Vernissage le 09 Sep 2017

L’exposition « Sonatines en rouge et rose » à la galerie parisienne Semiose dévoile de nouvelles peintures et sculptures de Françoise Pétrovitch. Des portraits d’enfants et d’adolescents qui sous leur apparence lumineuse n’ont rien perdu de leur ambiguïté.

L’exposition « Sonatines en rouge et rose » à la galerie Semiose, à Paris, réunit de nouvelles peintures et sculptures de Françoise Pétrovitch dans lesquelles ses portraits d’enfants et son bestiaire mi humain prennent des allures plus légères et colorées.

Des portraits lumineux de Françoise Pétrovitch

Les récents tableaux de Françoise Pétrovitch poursuivent son retour vers la peinture, après un détour par le dessin et la céramique. Mais à l’ambiance sombre des séries comme les Nocturnes ont succédé des tonalités beaucoup plus lumineuses. De nouveaux portraits s’ajoutent à son univers de personnages, souvent des enfants et adolescents, que Françoise Pétrovitch saisit dans des moments de réflexion et de retrait, des gestes intimes : ici une jeune fille se cache le visage de ses deux mains, là un garçon, assis les jambes repliées entre ses bras, jette un regard pensif de côté et ailleurs une autre fille noue ses cheveux en queue de cheval.

On retrouve l’ambiguïté caractéristique des œuvres de Françoise Pétrovitch

Les nouveau portraits de Françoise Pétrovitch se caractérisent par des corps seulement représentés par leurs contours, invariablement tracés en noir et en rouge, des traits remplis ou chevauchés par des aplats gribouillés d’autres couleurs. Loin d’affaiblir la force du portrait, ce traitement par simple contour marque la toile de la présence du corps et nous confronte avec force à celui-ci.

Plusieurs sculptures en bronze prolongent le bestiaire précédemment réalisé en céramique par Françoise Pétrovitch. On y retrouve une ambiguïté caractéristique qui explore l’animalité humaine, à l’image de la sculpture en bronze peint intitulée Fille au masque, où les limites entre le corps de l’animal et celui de la fille, seulement identifiable par des cheveux rouges, sont floues. Apparemment plus lumineuses et ouvertes, les nouvelles œuvres de Françoise Pétrovitch n’ont rien perdu de leur capacité à susciter le doute voire le malaise…