PHOTO | EXPO

Œillères

10 Nov - 09 Déc 2017
Vernissage le 09 Nov 2017

L’exposition « Œillères » à la galerie NeC - Nilsson et Chiglien, à Paris, dévoile de nouvelles photographies de Roberto Gre­co. Fleurs et corps nus isolés sur des fonds unis, captés avec une minutie quasi picturale, révèlent leur beauté cachée et aléatoire.

L’exposition « Œillères » à la galerie parisienne NeC – Nilsson et Chiglien présente des photographies de Roberto Gre­co où les fleurs et les corps deviennent le support d’une réflexion sur la beauté.

Roberto Gre­co enlève nos œillères pour libérer notre vision de la beauté

La pratique photographique de Roberto Gre­co a pour thème central la notion de beauté. Avec ses nouvelles œuvres, l’artiste mène jusqu’à son paroxysme sa recherche esthétique en réalisant des photographies semblables à des tableaux. Les photographies de la série Œillères ont toutes pour caractéristique d’isoler sur un fond noir ou de couleur uni un sujet unique, un corps dénudé ou une fleur.

Le titre de la série, Œillères, s’explique par la volonté de Roberto Gre­co d’emprisonner dans un premier temps le regard du spectateur pour le diriger vers une image précise, avant de leur enlever ces œillères pour qu’il se libère de tout jugement préétabli et apprécie par lui-même. Le propos d’ Œillères est de rejeter les stéréotypes et les codes de conformité pour favoriser une réflexion personnelle et une mise à nu des émo­tions.

Les photographies de Roberto Gre­co témoignent d’une démarche quasi picturale

Chaque photographie capte un instantané dans lequel les rais de lumière jouent le rôle de coups de pinceaux, peignant avec précision et détails certaines zones des corps et des formes végétales tandis que d’autres sont laissées dans l’ombre. Une ombre qui masque en même temps qu’elle génère des volumes. Ainsi chaque partie de la photographie, avec toute la minutie qu’apporte l’isolement du motif sur fond uni, est-elle rigoureusement maîtrisée, selon une démarche quasi picturale.

Les sujets des photographies de Roberto Gre­co, malgré l’infinie minutie de leur traitement, n’illustrent pas une beauté idéalisée. Ils sont au contraire comme saisis dans une suspension du temps et laissés ainsi à l’observation et à l’appréciation du spectateur, pour révéler une beauté cachée et aléatoire qui dépend de chaque regard.

Exposition au 20 rue des Coutures Saint Gervais, 75003 Paris