DESIGN | OBJET

Riga

Ligne Roset édite, et présente dans son showroom parisien de la rue Réaumur, le fauteuil Riga d’Eric Jourdan. Réinterprétation du classique fauteuil Voltaire, Riga contraste avec cet élément traditionnel du mobilier auquel Eric Jourdan apporte mouvement et légèreté.

La nouvelle collection de mobilier de Ligne Roset entend souligner tous les aspects d’un « design/déco »  qui veut tout à la fois réinterpréter le classicisme ; valoriser des matières brutes ou nobles même si celles-ci peuvent être qualifiées de « bourgeoises », luxueuses, voire tapageuses ; jouer de l’accumulation harmonieuse des matériaux et des effets de matières ; utiliser des coloris « sourds » se caractérisant par leur intensité et leur profondeur ; et recourir à la technologie lorsqu’elle se révèle poétique, artistique, ou magique.

Dans le cadre d’une telle collection, le fauteuil Riga d’Eric Jourdan prend toute sa place puisque ce dernier propose de redessiner le classique fauteuil Voltaire.

Le design selon Eric Jourdan

La conception du design d’Eric Jourdan est d’abord étroitement liée au dessin. Ainsi peut-il avancer : « C’est une écriture que je promène au gré des typologies. Je commence toujours par un détail, jamais par un concept, et je le déroule au fil de mes idées. » Un tel souci du détail est à l’origine d’une volonté d’harmonie créative qui privilégie avant tout l’épure. En un même objet, les lignes droites et déliées se répondent pour créer l’unité esthétique de son travail. La démarche d’Eric Jourdan témoigne ainsi d’une absence de méthode volontaire puisque son effort consiste à assembler des jeux d’ébauches et assurer une continuité entre ces dernières. Et ce n’est que plus tard qu’Eric Jourdan organise véritablement ses recherches faites de dessins, rationalisant en quelque sorte toutes ses esquisses.

Riga

En concevant le fauteuil Riga, Eric Jourdan s’approprie un element classique du mobilier, le fauteuil Voltaire. S’il se révèle confortable, ce fauteuil se présente sous une former aide. Aussi, Eric Jourdan s’est-il propose d’assouplir ses lignes pour lui donner, si l’on peut dire, davantage de vie.

De manière significative, la coque extérieure du fauteuil ressemble désormais à une courbe qui enveloppe le dos et les assises. Le fauteuil Riga devient un objet aux lignes simples dont la forme courbe de la coque tend à rapprocher les accoudoirs, donnant ainsi une impression accentuée d’intimité.

De même, le contraste que l’on peut remarquer entre l’épaisseur de l’assise du fauteuil Riga et la légèreté du cousin de dos ne manque pas d’évoquer le dynamisme du fauteuil. La légèreté semble être le mot d’ordre président à la création de Riga puisque ce fauteuil reçoit des pieds en métal qui le surélèvent.