DANSE | SPECTACLE

Répertoire#1

20 Déc - 21 Déc 2016
Vernissage le 20 Déc 2016

« Montpellier danse » présente Répertoire#1 de Mourad Merzouki, une vue d’ensemble du hip-hop français des années 2000 rassemblant neuf pièces, cinq chorégraphes, et trente danseurs. Par-delà les différences de style, Mourad Merzouki donne une unité d’ensemble à un spectacle valorisant le travail des représentants français les plus marquants du mouvement hip-hop.

Spectacle créé avec le Centre Chorégraphik Pôle Pik, Répertoire#1 est un ensemble de morceaux choisis du hip-hop français des quinze dernières années montrant sa diversité de styles et la maturité d’un genre de danse désormais reconnu comme tel.

Vers Répertoire#1

Spectacle à l’initiative personnelle de Mourad Merzouki, Répertoire#1 se compose de cinq pièces – Douar de Kader Attou, Urban Ballet et Bliss d’Anthony Egéa, Têtes d’affiches de Bouba Landrille Tchouda, In the Middle de Marion Motin – auxquelles s’ajoutent les créations emblématiques de Mourad Merzouki que sont Dix versions, Terrain vague, Tricôté et Agwa.

Répertoire#1 se présente sous la forme d’extraits de ces différents spectacles créés au cours des quinze dernières années. Répertoire#1 n’est en aucun cas une compilation des meilleures productions hip-hop françaises. Car l’intention première de Mourad Merzouki n’est autre que mettre en évidence l’apport chorégraphique novateur de ces dernières. « A l’heure actuelle, précise Mourad Merzouki, les gens oublient vite : certaines pièces méritent d’être revues, sans nostalgie, pour mieux regarder devant. »

Douar, Urban Ballet, Bliss, Têtes d’affiches et In the Middle viennent s’intercaler entre les quatre pièces de Mourad Merzouki. Celui-ci a pu en quelque sorte agencer chacune de ces créations pour tenter de ménager des transitions et conduire insensiblement le spectateur d’un univers chorégraphique à l’autre.

Répertoire#1 ou l’unité collective

Terrain vague et ses six danseurs ouvre ainsi le spectacle sur un rythme enlevé et met en scène ce souvenir d’enfance de Mourad Merzouki : le terrain vague s’offre comme cette aire de jeux sur laquelle on peut s’abandonner en toute liberté. Après s’être éclipsés dans les cintres, les interprètes laissent place à Urban Ballet d’Anthony Egéa. Inspiré du Boléro de Ravel, cette pièce conjugue hip-hop et technique classique pour évoquer l’idée essentielle de corps de ballet et d’harmonie.

La compagnie Accrorap de Kader Attour succède alors à celle d’Anthony Egéa pour présenter Douar, rencontre entre danseurs de hip-hop français et algériens prenant forme de réflexion sur la mémoire et la culture. Têtes d’affiches de Bouba Landrille Tchouda, dont le gestuelle décrit une communauté en formation, se combine sans peine à Tricôté, alors que Bliss d’Anthony Egéa est suivi de Dix versions. Si In The Middle de Marion Motin se veut le récit de l’intime réappropriation du corps, et semble par là même contraster avec les autres pièces, Agwa conclut Répertoire#1 en nous rappelant la collaboration fructueuse de Mourad Merzouki avec de jeunes danseurs brésiliens originaires des favellas de Rio de Janeiro.

Répertoire#1 fait certes référence aux origines de cette danse urbaine qu’est le hip-hop mais ne le réduit pas à une simple démonstration de figures virtuoses. Le spectacle est au contraire dominé par la nécessité de créer un ballet collectif servant une chorégraphie d’ensemble.