ART | EXPO

Drôle de vie

13 Oct - 24 Nov 2018
Vernissage le 13 Oct 2018

L’exposition « Drôle de vie » à la galerie Patricia Dorfmann, à Paris, présente de nouvelles toiles de Raphaëlle Ricol : une peinture violemment expressive nourrie par sa colère qui télescope les univers, les styles, les techniques et les matières. 

L’exposition « Drôle de vie » à la galerie parisienne Patricia Dorfmann dévoile une nouvelle série de toiles de Raphaëlle Ricol qui confirme la puissante expressivité de son style pictural, inspiré par sa révolte face au monde mais aussi nourri de références des plus hétéroclites.

« Drôle de vie » : la peinture coup de poing de Raphaëlle Ricol

L’impact des peintures de Raphaëlle Ricol est d’abord purement visuel : elles nous accrochent et même nous agressent par leurs excès, une figuration très expressive et sans limite, des couleurs criardes apposées sans souci d’harmonie, des télescopages brutaux de divers éléments hétérogènes, l’association sauvage des techniques et des matières…

Ce choc visuel s’accompagne d’un choc plus psychologique qui tient aux motifs mêmes qui naissent du pinceau de Raphaëlle Ricol : n’évitant pas les thèmes dérangeants, ni la caricature, ses tableaux transmettent avec force et violence la rage qui habite l’artiste face à un monde qui court à sa perte et les tourments que font naître ses questionnements métaphysiques.

Raphaëlle Ricol nourrit sa peinture de sa colère

La peinture de Raphaëlle Ricol puisent leur inspiration dans la littérature fantastique, en particulier les récits de fantasy, la poésie, le cinéma et la photographie, autant d’univers dont elle mêle des éléments, multipliant les références dans des agencements parfois improbables. Sensible aux scènes alternative du lowbrow art, du street art, du tatouage et de l’art brut, Raphaëlle Ricol préfère quant à elle ne pas s’y cantonner, éviter toute redite et entrer comme par effraction dans l’histoire de l’art.

La nouvelle série de toiles de Raphaëlle Ricol affirment une forte expressivité à travers des sujets le plus souvent inspirés par son sentiment de colère : la guerre, l’esclavage, l’amour destructeur, la protection de la planète… Autant de sujets graves qui donnent naissance à des images surprenantes, brutales et burlesques. Dans La boxe, le lutteur n’a pour visage qu’un crâne, de l’herbe sortant de ses orbites, et cette figure victorieuse qu’une main grise saisit est recouverte de motifs de fleurs, dans un style de tag simpliste, le tout formant une sorte de vanité moderne. Plus loin, un triptyque dénonce la traite des noirs à travers l’association d’un casque de colon belge, un filet contenant un poisson coloré, des algues vertes et une queue d’avion.