ART | EXPO

Presqu’île #1

25 Sep - 12 Mar 2017
Vernissage le 24 Sep 2016

Le Centre d’art contemporain Les Tanneries présente une exposition en forme de promenade à travers son site naturel. Un parc de sculptures et d’installations intitulé «Presqu’île #1» où les œuvres naissent du paysage et épousent ses contours.

Une exposition sous forme de promenade

L’exposition «Presqu’île #1», qui fait partie de l’inauguration du Centre d’art contemporain Les Tanneries, se compose d’un ensemble de sculptures. Conçue comme une promenade, elle s’inscrit directement dans l’environnement du parc des Tanneries.

Le parc des Tanneries se situe sur une presqu’île délimitée par deux bras du Loing.  Dès 2015, le tandem d’artistes Nathalie Brevet & Hughes Rochette a installé dans ce site de confluence l’installation De Loing en loin. Placée à l’extrémité du parc, elle suit les contours du paysage marqué par un léger dénivelé qu’accentuent les débordements successifs du Loing. Une passerelle surélevée se faufile entre les arbres jusqu’à un point de vue situé à la pointe de la presqu’île. Alors que ce point de vue est accessible en période sèche, il faut emprunter la passerelle pour l’atteindre en période de crues du Loing.
L’installation forme un dessin au sol et constitue un espace d’expérience, une zone de cheminement et de déplacement qui permet de varier l’expérience du site et du paysage.

Presqu’île #1 : des œuvres implantées dans le paysage

Les autres œuvres ont été conçues et choisies dans le prolongement de cette première implantation dans le paysage. Dès l’entrée du parc se dresse la sculpture Una misteriosa bola (Une boule mystérieuse) d’Antoine Dorotte. Imposante boule de cinq mètres de diamètre recouverte de plaques de zinc qui se chevauchent, elle est semblable à un gros bourgeon, symbole de l’éclosion à venir d’œuvres nouvelles dans ce lieu dédié à la création.

Une structure mobile réalisée par Jennifer Caubet lors d’une résidence est la première des réalisations nées au sein du centre. Elle fait écho aux singularités de l’architecture des anciennes tanneries converties en centre d’art.
La sculpture de Philippe Ramette, provisoirement intitulée Funambule conformément au souhait de l’artiste, est présentée en extérieur après avoir été exposée au Centre régional d’art contemporain de Sète en 2011.

Des artistes soucieux d’intégrer leur œuvre dans l’environnement

L’installation Lazy Days d’Elisabeth Ballet est également en cohérence avec son environnement. Elle se compose des mots «Lazy Days» affichés sur un mur contre lequel une échelle est posée. Les sonorités de «Lazy Days» (journées de farniente) résonnent avec celles de «Les idées» pour suggérer que les idées naissent dans les instants de relâchement, de déprise, hors les cadres. Quant à l’échelle, elle signifie que les idées sont au-dessus de tout… En somme, les idées seraient hors et au-dessus de tout. La notion de promenade liée à celle d’une disponibilité d’esprit est aussi au cœur du propos de l’exposition.

La sculpture de Pierre Tual a été directement inspirée par le lieu: ses formes courbes rappellent celles des feuilles de la renouée du Japon, cette plante que l’artiste a remarquée lors de sa visite du parc à l’automne quand la couleur rouille foncée des feuilles évoque l’acier Corten, l’un de ses matériaux de prédilection.