ART | EXPO

POINT QUARTZ Flower of Kent

04 Juin - 17 Sep 2017
Vernissage le 03 Juin 2017

L’exposition « POINT QUARTZ Flower of Kent » à la Villa Arson, à Nice, rassemble les œuvres d’une vingtaine d’artistes contemporains qui ont comme point commun l’usage de la céramique. D’Aimé-Jules Dalou à Johan Creten en passant par Bertrand Lavier, l’art exploite la céramique dans tous ses états.

L’exposition « POINT QUARTZ Flower of Kent » à la Villa Arson, à Nice, réunit en une installation in situ les œuvres de plus de vingt plasticiens réalisées en céramique. Elles sont autant de preuves de l’intérêt des artistes contemporains pour ce médium.

La céramique dans l’art contemporain

Le titre de l’exposition, « POINT QUARTZ Flower of Kent » est une référence à la température de 573°C, à laquelle les cristaux de quartz contenus dans l’argile subissent une transformation irréversible : cet indice précis appelé point quartz marque une phase délicate dans le travail de la céramique, un passage vers l’état de fusion qui transforme de façon définitive l’argile en céramique.

L’exposition se présente sous la forme d’une vaste installation in situ qui occupe les trois cents mètres carrés de la Galerie carrée de la Villa Arson. Cette installation est conçue comme un jardin avec parterres qui prendrait la dimension d’un paysage. Avec pour matière première la céramique, ce paysage s’étend en de multiples strates que composent les œuvres.

Des œuvres horizontales, pièces de sol, forment le terrain du paysage à traverser, sur lequel sont disséminées des œuvres verticales, sculptures qui semblent irrésistiblement attirées vers la terre. Les principes fondamentaux de la sculpture, verticalité et horizontalité, sont ainsi représentés, tandis que l’attraction provoquée par la pesanteur terrestre est au cœur du projet. Les œuvres incarnent autant de manières d’utiliser la céramique, perçue comme un médium à explorer de façon libre. Elles l’exploitent dans tous ses états, de la terre arable à la terre cuite, en rejetant toute notion de savoir-faire, de règle et de raffinement. Parfois irrévérencieuses, elles s’exposent évidemment sans socle.

D’Aimé-Jules Dalou à Bertrand Lavier, la céramique dans tous ses états

Du côté des pièces de sol horizontales, l’œuvre La nuit marche sur la mer, réalisée en 2015 et 2016 par Eun Yeoung Lee, des blocs noirs de taille et de hauteur variables, dont la surface supérieure est travaillée comme des vaguelettes, est représentative de l’univers onirique de l’artiste. La Composition Blanc Bleu et Jaune réalisée en 2003 par Bertrand Lavier propose une rencontre entre céramique et peinture abstraite. L’œuvre Pink Wafer Equivalent VIII de Dave Ball croise horizontalité et verticalité par une juxtaposition et un amoncellement de petites dalles roses.

La verticalité marquée par l’attraction, entre lignes de fuite et pesanteur, s’incarne dans l’œuvre sans titre de Cameron Jamie, grès vitrifié surmonté d’un étrange personnage dont l’émaillage coule. La luxuriante composition de Natacha Lesueur intitulée Les Chevelures de Wanda, assemblage multicolore de coquillages et de végétaux, déverse l’eau de sa fontaine. La sculpture en grès de Sèvres Le Grand paysan d’Aimé-Jules Dalou montre un personnage dont la tête ploie et fixe le sol…