PHOTO | EXPO

Play Again

16 Sep - 16 Déc 2017
Vernissage le 16 Sep 2017

L’exposition « Play Again » à Stimultania, à Givors, dévoile une nouvelle série photographique de Po Sim Sambath. En se concentrant sur des joueurs d’airsoft qui ont fait d’une ancienne usine le lieu de leur activité, la jeune photographe poursuit sa réflexion sur les territoires et sur les usages qu’en font les personnes qui y vivent.

L’exposition « Play Again » à Stimultania, pôle de photographie de Givors, présente une nouvelle série de photographies de Po Sim Sambath, fruit d’une réflexion sur le territoire et sur les usages qu’en font les personnes qui y vivent.

Po Sim Sambath explore les territoires et les usages des personnes qui y vivent

La nouvelle série de photographies de Po Sim Sambath, poursuit son travail autour des territoires en marge et de la façon dont ils sont utilisés par différentes communautés humaines. La ville de Gisors, sur laquelle la jeune photographe porte sa réflexion depuis deux ans, l’a invitée en résidence de création pendant cinq mois durant lesquels elle a pu capter les images d’une ville en mutation.

Intitulée Play Again, la série photographique de Po Sim Sambath se concentre sur un des lieux abandonnés de Gisors : l’usine Fives-Lille qui jusqu’en 1980 employa près de huit mille ouvriers dans la fabrication de roues et d’essieux de wagons. Aujourd’hui dépourvu de sa finalité industrielle, le bâtiment est devenu le lieu de nouveaux usages. Les clichés de Po Sim Sambath saisissent des joueurs d’airsoft (un jeu d’équipe de tir sportif utilisant des répliques d’armes à feu à billes de plastique) qui ont investi l’endroit.

Les photographies de Po Sim Sambath illustrent une nouvelle occupation de l’espace

Les modules construits par les joueurs à partir de bois, contreplaqué et portes de récupération pour se ménager des abris, cachettes et espaces de guet déterminent de multiples lignes qui structurent les photographies de Po Sim Sambath. Ces lignes illustrent une nouvelle occupation de l’espace et de nouveaux codes et protocoles qui guident les hommes, succédant à ceux en vigueur au cours du passé industriel du lieu. Cadre de travail devenu cadre de loisir, l’usine demeure un espace dans lequel se déploie une chorégraphie précise. A travers la force de ses images, Po Sim Sambath dresse un nouveau constat du territoire et des groupes qui y évoluent.