Par Maïa de Martrin
A l’occasion de sa première exposition personnelle à Paris, Walter Pfeiffer présente des photographies délicates et intimes, chaleureuses.
Etrange de constater que pas une galerie n’ait songé à présenter son travail depuis son exposition collective «Plus ou moins jeunes» (2004) au Centre culturel suisse. Il faut bien avouer que l’homme sait se faire désirer. Sauvage, pudique mais toujours courtois, il n’a jamais cherché à infiltrer le milieu de l’art, ses système
et son langage.
«Très honorée» par le choix de Walter Pfeiffer de réaliser sa première exposition personnelle chez Baumet-Sultana, la galerie présente des œuvres récentes.
Dans un traitement affectif ou distancié de l’intime, on découvre ici des portraits de jeunes hommes souvent nus ou torses nus, des femmes parfois, «tous hétérosexuels» dans des poses pourtant suggestives et humoristiques.
L’idée de jeu prédomine. On ne sait jamais ce qui va surgir d’une attitude. Les regards se font charmeurs ou interrogatifs. Ils en disent long sur la complicité établie avec le photographe qui sait rendre les modèles proches de nous. Si la nostalgie guette, rien n’est mélo ni suranné.
L’ambiguité sexuelle apparente dans ses portraits flashy constitue une facette intéressante de la personnalité de l’auteur. L’amour qui se dégage de certaines scènes n’est jamais vulgaire ni cruel, mais un peu voyeuriste, tendre.
On note la même ambiguïté dans les images «brouillées». Une vapeur orange enrobe un corps masculin perdu dans un hammam… Voici une autre photographie vue du ciel, un parterre de nuages floconneux.
Walter Pfeiffer a une véritable passion pour la nature, les animaux, les éléments, la campagne qui l’a vu grandir.
Les portraits agrémentés d’une composition florale, mis en scène, rappellent les premiers pas de l’artiste, ancien décorateur. La présence de toutes sortes d’accessoires, un peu désuets, glanés ça et là, dans les portraits constitue la touche (un peu kitsh) de Pfeiffer.
Un catalogue, qui rend hommage aux femmes, est à paraître en Suisse à la rentrée prochaine.
Traducciòn española : Maïté Diaz
English translation : Margot Ross
Œuvre(s)—
Untitled, 2006. Photo couleur.
—
Untitled, 2006. Photo couleur.
—
Untitled, 2006. Photo couleur.
—
Untitled, 2006. Photo couleur.
—
Untitled, 2006. Photo couleur.
—
Untitled, 2006. Photo couleur.
|
|
|
Page 1 / 1 |
|
|