Par Aurélie Romanacce
L’exposition «Vips. L’Insolite» présente des œuvres empreintes de fantastique et de science-fiction. Les corps sont difformes et inquiétants comme le résultat d’étranges mutations.
Les sculptures en cuir aux couleurs pop de Nadine Blandiche font songer à des organes ou à des membres de corps humains disséminés dans l’espace. Posés sur des socles, ils sont comme des féti
hes témoignant paradoxalement d’un futur angoissant.
Les œuvres de Tetsumi Kudo font écho, dans les corps, à l’horreur d’Hiroshima. Derrière un aquarium factice, un visage en décomposition se dresse et nous regarde tristement. L’humain chosifié fait corps avec l’objet.
La question du sujet dans une société chinoise en pleine mutation traverse les sculptures et photographies des Gao Brothers dans lesquelles des femmes nues sont isolées au sommet de tours de papier ou sous la forme de statues rouges protubérantes et grimaçantes.
«VIPS, l’insolite» traduit les difficultés à se situer dans une société mondialisée, face aux bouleversements technologiques et aux transformations profondes humaines qu’elles produisent
Richard Stipl et le duo Catherine Irkam & Louis Fléri interrogent, chacun à leur manière, les identités à travers un travail hyperréaliste sur les expressions du visage.
Pour
Breathe,
You Fucker, Richard Stipl a fixé au mur trois têtes d’hommes en résine munis de tatouages, chacune exprimant les mouvements de la respiration. Réducteur de tête de l’homme moderne, Richard Stipl expose ses trophées de chasse dans une humanité figée.
Catherine Irkam & Louis Fléri utilisent au contraire les technologies numériques et les performances de la haute définition pour obtenir des vidéos de visage de synthèse. Leur installation présentée dans la galerie interagit avec le spectateur dont elle prouduit un double virtuel inquiétant de perfection.
Avec la technique du numérique, Emile Morel réalise, lui, des dessins sur caissons lumineux dans lesquels il met en scène dans des paysages aux couleurs psychédéliques des personnages mythiques et fantastiques.
Œuvre(s)Chen Wenling
Homunculus, 2006. Bronze laqué. 190 cm de hauteur.
Richard Stipl
Breathe, You Fucker, 2004. Résine, peintures à l’huile et accroches métalliques. 17 x 9,5 x 15, 5 cm
Michèle Blondel
Medusae, 2000. Verre soufflé, Murano. 42cm de hauteur.
Xu Yong + Yu Na
Solution Scheme B2, 2006. Tirage lambda contrecollé sur aluminium. 180 x 240 cm
Kimiko Yoshida
The Karaja Bride, 2005. C-Print contrecollé sur dibond et sous diasec. 120 x 120 cm
Oleg Kulik
The Russian - Golden Egg, 1999. Tirage jet d’encre « iris » contrecollé sur aluminium
84 x 114 cm
Vlad Monroe
Black Square (Hommage à Malevitch). Tirage lambda contrecollé sur aluminium
Philipp Dontsov
—
Father (série Family Portraits), 2006. Animation digitale, cadre digital, SD carte mémoire. En boucle 8 sec.
—
Mother & Child, 2004. DVD Vidéo et son. 3 min 44 sec en boucle.
Almagul Menlibayeva
—
Apa, 2003. Vidéo. 6 min
—
On the road, 2004. Vidéo. 4 min 39 sec.
—
Steppen Baroque, 2003. Vidéo. 11 min.
Blue Noses
Communal Grave (série The Little Men), 2005. Installation video.
Wang Qingsong
Heaven, 2003. Photographie. 120 x 180 cm
Zush
—
Drosuros, 1991. Huile, encre et résine sur papier. 32 x 27 cm
—
Uroxo Comahis, 1991. Huile, encre et résine sur papier. 32 x 27 cm
—
Marudro, 1991. Huile, encre et résine sur papier. 32 x 27 cm
—
Sevorindo, 1991. Huile, encre et résine sur papier. 32 x 27 cm
AES + F
King of NYC, 2003. Tirage jet d’encre sur toile. 120 x 148 cm
Xavier Zimbardo
La Femme en Jaune, 1982. 180 x 120 cm
Rodolphe Von Gombergh
Les deux faces d’Audrey, 2007. 120 x 80 cm. Auto stéréoscopie scanner en volume rendering.
Catherine Ikam et Louis Fleri
—
Oscar, 2005. Portrait interactif en temps réel.
—
Deep Kiss, 2007. Vidéo numérique haute définition.
Wang Du
Femme, Femmme, Femm, Fem, Fe..., 2006. Installation de 3 sculptures en polyester, résine et peinture acrylique.
Fabien
Le château, 2004. Sculpture métal vidéo. 77 x 35 x 31 cm
Tetsumi