PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
PHOTO | CRITIQUES
Yuji Ono
Luminescence
20 sept. - 22 oct. 2006
Paris. Maison européenne de la photo
Sous la profusion des couleurs et des formes du monde, quel est le cœur du visible? Dans «Luminescence», Yuji Ono restitue le chaos lumineux originaire dont procède toute photographie.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

Yuji-Ono-<em>Luminescence<-em>-2004-Photo-Courtesy-Maison-Europeenne-de-la-Photographie-Paris

Yuji-Ono-<em>Luminescence<-em>-2004-Photo-Courtesy-Maison-Europeenne-de-la-Photographie-Paris

  
Par Étienne Helmer

Sous la profusion des couleurs et des formes du monde, quel est le cœur du visible? Pas la lumière elle-même, toujours invisible, mais la luminescence: le pouvoir d’absorption ou de réflexion et de réfraction de la lumière par un corps non incandescent, c’est-à-dire qui n’est pas lui-même source de lumière. Dans «Luminescence», Yuji Ono présente ce processus fondamental comme le chaos originaire dontprocède toute photographie.

Un espace sombre: murs noirs, jour tamisé; huit photographies de lustres, sans bougies ni ampoules, et leurs pendeloques de verre ou de cristal qui renvoient la lumière. Parler de noir et blanc serait inexact pour des images qui jouent plutôt sur les deux pôles de la luminosité: luminosité intense pour la lumière réfléchie par les facettes de verre ou de cristal, et luminosité quasi nulle pour la lumière absorbée dans l’espace alentour. L’ensemble dessine des tâches plus ou moins nettes selon l’orientation des pendeloques.

Or au bout d’un certain temps, ce ne sont plus les lustres que l’on perçoit, mais des tâches blanchâtres comme autant de galaxies lointaines dans l’univers insondable. Yuji Ono reconstitue donc le scintillement originaire du visible, que chaque photographie abrite comme sa source vive et secrète. Mais entre le lumineux et l’obscur, le rapport n’est pas d’opposition, il est d’intimité. De même pour les cadres, dont le noir laqué reproduit par sa brillance la luminosité contrastée des images, mais sur le mode de la superposition: le «blanc» à même le «noir», la lumière à même les ténèbres, comme si le visible n’était possible qu’au risque de l’invisible. Absolue ou absente, la luminescence menace toujours d’aveuglement: celui de l’éclat ou de celui l’obscurité.

Œuvre(s)


     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 GALERIES PERSO        Tout voir