PHOTO | CRITIQUES
Edouard LevéEdouard Levé 15 janv. - 28 févr. 2002
Paris. Galerie Éric Dupont
Le traitement de l’actualité par les journaux est le matériau de départ d’Edouard Levé qui photographie des scènes emblématiques de la vie économique et politique (conférences, rencontres, inaugurations, etc.) reconstituées en studio.
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Par Isabelle Davy L’art parle de l’humain avec ou sans figure humaine. Edouard Levé exposé par la galerie Dupont se penche sur la façon dont les journaux témoignent de l’actualité. Il travaille à partir d’images de presse évoquant la vie économique et politique qu’il classe par thèmes (déclarations de presse, conférences, rencontres, etc.). Selon ces thèmes, il élabore des scènes en stud o avec des modèles. Des personnages en costume cravate ou tailleur, sombre ou noir. Des murs gris en simple décor, qui semblent déteindre sur eux. Parfois un mobilier réduit à sa fonction strictement utilitaire, de couleur immanquablement grise. L’artiste réalise ainsi des photographies comme signes d’une typologie, archétypes d’événements. Tout concourt, du décor au vestimentaire, à l’effet de normalisation.
Dans La Rencontre, deux groupes d’hommes se situent de part et d’autre d’une femme médiatrice. Deux d’entre eux se serrent la main, représentants des partis en présence. Toutes les mains sont mises en évidence par contraste avec les costumes sombres. Mais ce sont les mains de la femme qui prennent davantage la lumière, mains ouvertes tendues vers la poignée de mains. Dans la scène de L’Accord, deux signataires, chacun encadré de deux témoins, sont concentrés dans leur geste de signature. Même position des bras et des mains, visages impassibles. Cependant, l’un a des lunettes plutôt rouges, l’autre plutôt bleues ; les nœuds de cravates sont d’inclinaison contraire ; l’avant-bras nu de l’un des témoins — une femme — attire le regard, en même temps que le corps penché en avant de son voisin. Y aurait-il comme des grains de sable dans la machine ? Derrière la neutralisation des individualités, l’uniformisation des attitudes, il y a toujours des manifestations de subjectivité. Mais dans quelle mesure ces gestes individuels peuvent-ils être considérés comme personnels ? Derrière l’évidence du signe codé, derrière le pouvoir de la représentation, il y a la représentation du pouvoir.
Un homme en buste entouré de micros braqués sur lui est vu de face. Il tend une main devant lui, une main tendue vers quelque chose qui se trouve en dehors de l’image et qu’il regarde sans vraiment voir. L’homme de La Déclaration, comme les hommes de L’Accord, constituent des repères en tant que protagonistes d’évènements. Mais qu’est-ce que le cadrage d’un événement ? Qu’est-ce que cadrer une scène ? Dans le cadrage d’une image intervient toujours l’imaginaire qui se joue d’une prétendue objectivité. Œuvre(s)Edouard Levé
Photo en couleur, 2002.
— L’Accord. 71 x 103 cm
— L’Attente. 67 x 103 cm
— La Conférence. 43 x 103 cm
— La Déclaration. 83 x 93 cm
— L’Inauguration. 86 x 9 cm
— La Rencontre. 73 x 104 cm
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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT
Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun !
J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques.
Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile !
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