PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
PHOTO | CRITIQUES
Sabine Delcour
Cheminements
30 mai - 12 juil. 2008
Paris. Galerie Philippe Chaume
En proposant un dialogue formel entre le flou et le net, Sabine Delcour présente une photographie de paysage anti-documentaire, un cheminement dans l’image qui révèle au spectateur la puissance d’évocation du territoire, sa capacité à susciter un imaginaire qui renvoie autant à l’intime qu’à l’inconscient collectif.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

Sabine-Delcour-Sans-titre-2006-Extraite-de-la-s-eacute;rie-<em>Cheminements<-em>-8-Photographies-argentiques<br->-Courtesy-Galerie-Philippe-Chaume-©-Sabine-Delcour

Sabine-Delcour-Sans-titre-2006-Extraite-de-la-s-eacute;rie-<em>Cheminements<-em>-8-Photographies-argentiques<br->
<br->
<br->-Courtesy-Galerie-Philippe-Chaume-©-Sabine-Delcour

  
Par Raphaël Brunel

Avec la série Cheminements, Sabine Delcour travaille la notion de territoire, manipule les codes de la photographie de paysage. Après s’être intéressée à l’habitat urbain japonais, elle photographie des sentiers de forêt, des chemins de campagnes. De la ville à la nature, l’homme a disparu. L’absence est parfois la meilleure façon de signifier une présence. S’il est exclu physiquement, sa tace est partout: empreinte de son passage, son action sur le paysage. Le parallèle entre trace anthropique et trace photographique bouscule le mythe de la nature.

La nature n’est plus une vérité physique, mais l’homme continue d’évoluer dans un territoire, dans un contexte géographique en grande partie composé par lui mais qu’il doit toujours se réapproprier. Le geste photographique de Sabine Delcour rejoue ce schéma. Quelle que soit la météo, elle sort réaliser ses images, pataugeant parfois dans la boue, s’enfonçant littéralement dans le territoire, engageant un corps à corps avec le milieu dans lequel elle évolue.

A toute expédition convient un équipement. Sabine Delcour s’octroie une imposante chambre photographique qui accentue la difficulté de réaliser des images dans cet environnement mais sans laquelle ses photographies n’acquerraient pas toute leur force. Si l’utilisation de la chambre est le plus souvent louée pour la netteté qu’elle procure, elle permet également manipulations et réglages qui influeront sur le résultat de l’image.

A la netteté et au formalisme de la photographie documentaire de paysage, Sabine Delcour propose une image où se noue une complexe relation entre flou et net. L’œil du spectateur chemine dans l’image, du flou et du confus au net et au lisible. Pensée et entièrement construite, l’image ne cherche pas à jouer sur une ambigüité avec la réalité, à produire un discours sur un territoire. Sur ses tirages, Sabine Delcour laisse d’ailleurs apparaître le cadre de la pellicule pour souligner la nature mécanique de la photographique.

Renforcé par de puissantes lignes de fuite, le cadre fonctionne également comme un portail qui ouvre sur un ailleurs, sur une appréhension différente de l’espace. Le paysage n’est plus seulement perçu à travers le prisme documentaire et la photographie de Sabine Delcour cherche à en extraire l’imagibilité, que Kevin Lynch applique à l’espace urbain, cette qualité qui confère à un objet physique un fort pouvoir d’évoquer une image vive chez n’importe quel observateur.
Le territoire est autant une notion physique, économique et sociale qu’un formidable producteur d’imaginaire. Il renvoie dès lors à des expériences intimes autant qu’à des images inconscientes, des réminiscences culturelles, des mythes populaires.

Œuvre(s)
Sabine Delcour
Cheminements, 2006. 8 Photographies argentiques.

     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 BLOGS               Voir tous les blogs
 
 
 

Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com
 
 GALERIES PERSO        Tout voir