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PHOTO | CRITIQUES
Ryan Gander, Igor Krenz
Petites compositions entre amis. Séquence 1
28 mai - 23 juil. 2005
Paris. Galerie GB Agency
Aux frontières du visible et de la fiction, les investigations conceptuelles de Ryan Gander et d’Igor Krenz interrogent les processus d’apparition et les mécanismes de perception de l’œuvre d’art, dans le cadre d’un projet original d’exposition évolutive imaginé par la galerie gb agency pour son nouvel espace.


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Par Alexandre Quoi

Une initiative heureuse qui permet à la fois de découvrir ces travaux méconnus en France et de les voir interagir avec d’autres propositions d’artistes de la galerie progressivement intégrées à l’exposition initiale. Ce principe de dialogue tisse ainsi un fil narratif, ténu mais probant, entre les œuvres. Il souligne de plus la proximité des démarches respectives de Ryan Gander et d’Igor Krenz, toutes dex marquées par le vide et l’impalpable, par la modestie des moyens et la réduction visuelle.

Formé à Manchester, puis à Maastricht et à Amsterdam, Ryan Gander est l’auteur depuis ses débuts en 1999 d’un ensemble de pièces protéiformes déjà honoré de différents prix et nominations — dernièrement, le Prix d’Art de Bâle lui a été attribué. Installations, photographies, performances, publications ou encarts dans la presse lui servent à élaborer une réflexion sur le potentiel discursif de l’art et sur ses systèmes de transmission. Sa pratique, qui mobilise abondamment le langage et s’articule autour de multiples collaborations, entend «rendre l’invisible visible» et fournir la «possibilité, les conditions pour que des choses adviennent».

Ces «choses» peuvent être de natures très diverses, comme ici imaginer la suite du story-board inachevé d’Hergé Tintin et l’Alph-Art au moyen de décalcomanies placées au bas d’un mur ; réaliser au sol un essai de maquette d’école d’art basée sur le schéma de la prison panoptique avec des cartes postales et du scotch double face ; reproduire sur un poster la tentative de diffuser et de matérialiser avec le soutien de linguistes et de graphistes le nouveau mot «Mitim», un palindrome qui désignerait tous les mots dépourvus de source étymologique ; ou encore, transférer sur une portion réduite de cimaise tous les points de chaque «i» extraits du texte manifeste de Walter Gropius Le Bauhaus, idée et organisation, tel que reproduit dans la version anglaise de l’ouvrage de référence Art en théorie.
Autant de pistes fragmentaires de recherches, souvent vouées à l’échec, qui mettent l’accent sur un manque à combler et sur le contexte d’exposition en réinvestissant des références passées. A l’instar de ses compatriotes Martin Creed et Jonathan Monk, Ryan Gander renégocie avec brio certains modèles et procédures hérités du conceptualisme en les portant sur un versant mémoriel, dérisoire et poétique.

Les vidéos réalisées par Igor Krenz dans son atelier de Varsovie l’inscrivent pour sa part dans une filiation de désœuvrement et de réinvention de l’activité de l’artiste où se sont notamment illustrés Bruce Nauman, John Baldessari ou William Wegman. Réputé en Pologne pour ses documentaires depuis les années 80, ce membre du collectif Azorro tourne de brèves scènes qui conjuguent action minimale, décor ordinaire de l’atelier et objets pauvres.
Ces micro-actions tentent d’appréhender le monde d’une nouvelle manière à l’aide de gestes simples et obsessionnels qui se confrontent à un réel élémentaire, au temps et à l’espace. Leur caractère absurde s’accentue lorsque l’artiste recourt à des trucages illusionnistes (Disappearance of the Match), tandis que leurs titres sonnent comme des énoncés performatifs incontestables : Only the Left Side of the Screen Exists, Box Fire is Better than Scissors. Entre légèreté et sérieux, l’activité d’Igor Krenz s’attache à une remise en jeu de la potentialité du médium utilisé, exemplaire dans le cas du diptyque de photographies et de vidéos intitulé Draft.

Depuis l’inauguration de l’exposition, se sont donc ajoutés aux travaux des deux artistes ceux du Slovaque Roman Ondák (1966), du Français Loris Gréaud (1979) et de la Danoise Pia Rönicke (1974). Les rapprochements d’œuvres opérés suggèrent divers rebondissements du sens et autres réminiscences.
Le dispositif sonore de Roman Ondák, Announcement, prolonge notamment la question des codes de langage chère à Ryan Gander. Ailleurs, la réflexion globale de ce dernier autour du souvenir, des utopies et des moyens documentaires se voit directement illustrée par le collage Cell City, A system of errors de Pia Rönicke décrivant les règles et le formatage totalitaire d’une cité moderniste imaginaire.
Quant au voisinage de sa double projection de diapositives vierges, intitulée Travelogue Lecture (With Missing Content), avec les Dream Machines de Loris Greaud — trois caissons lumineux programmés inspirés de la célèbre œuvre éponyme de Bryon Gysin —, l’on ne peut qu’y voir affirmé le thème central dans l’exposition de l’apparition et de la disparition.

Au final, cette

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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant