PHOTO | EXPO

Ménilmontant

28 Jan - 17 Mar 2018
Vernissage le 28 Jan 2018

L’exposition « Ménilmontant » à la galerie Laurent Godin, à Paris, dévoile une série de photographies de Philippe Durand réalisée au cours de ses flâneries dans ce quartier de l’est parisien où il habite. Par le biais du procédé de la double exposition, les clichés génèrent des confusions visuelles, propres à transmettre une perception polysémique du réel.

L’exposition « Ménilmontant » à la galerie parisienne Laurent Godin regroupe douze tirages photographiques de Philippe Durand réalisés dans le quartier où il habite et à travers lesquels il transmet une vision plurielle du réel.

Les flâneries de Philippe Durand à travers le quartier de Ménilmontant

Les photographies réalisées entre 2013 et 2014 par Philippe Durand, au gré d’une déambulation quotidienne à travers Ménilmontant, quartier de l’est parisien où il réside, résultent de la technique de la double exposition. Dans chacune d’elles se superposent deux vues, jusqu’à générer une vision trouble, incertaine. Là est précisément l’enjeu de la série de Philippe Durand : réintroduire par la photographie la possibilité d’une perception polysémique du réel.

Les photographies de Philippe Durand hybrident des fragments du réel

Au cours de ses errances urbaines, Philippe Durand a collecté au hasard des éléments dont certains, comme les végétaux et les phares de voitures, ont fini, par leur récurrence, par constituer un répertoire de motifs. A ces derniers s’ajoutent des bribes de réel plus occasionnelles tels que de petits graffitis, des fragments de peinture industrielle, des détails architecturaux à l’abandon ou des déchets indéfinissables. Les uns et les autres s’hybrident au sein des clichés.

La série Ménilmontant fait écho à l’image dialectique de Walter Benjamin

A travers ces confusions visuelles, Philippe Durand restaure la richesse d’un réel lissé par les outils technologiques qui nous en facilitent aujourd’hui la perception. Les éléments disparates et les différentes temporalités imbriquées au sein d’une même image illustrent la notion d’image dialectique développée par Walter Benjamin. En qualité de flâneur, Philippe Durand s’attarde sur l’anodin et le proche, mais en fait naître, par un décalage du regard, un surprenant exotisme.