ART | EXPO

Per Kirkeby

20 Oct - 22 Déc 2017
Vernissage le 19 Oct 2017

L’exposition « Per Kirkeby » aux Beaux-Arts de Paris met en lumière un aspect particulier de la pratique de l’artiste danois : ses grandes sculptures en briques. Entre formes héritées de l’art minimal des années 1960 et matériau atemporel, ces pièces revêtent un caractère ambigu.

L’exposition « Per Kirkeby » présentée dans la cour vitrée du Palais des études des Beaux-Arts de Paris est consacrée aux grandes sculptures en briques qui parsèment l’œuvre de l’artiste danois.

Grandes sculptures en briques de Per Kirkeby

L’exposition s’inscrit dans une programmation imaginée comme un parcours entre deux lieux emblématiques des Beaux-Arts de Paris : la cour vitrée du Palais des études et la salle Melpomène du Palais des Beaux-Arts. Entre ces deux sites se répondent deux ensembles de sculptures qui sont emblématiques de la pratique de deux artistes distants d’une génération : Per Kirkeby et Karla Black.

Pour la première fois, l’exposition se concentre sur une facette particulière de l’œuvre de Per Kirkeby : ses œuvres en briques. Si le plasticien a abordé très tôt une pratique sculpturale à partir de briques, créant de grandes pièces qui ont ensuite ponctué l’ensemble de son parcours, aucune exposition n’a jusque là été exclusivement consacrée à ce corpus.

Per Kirkeby, entre art minimal des années 1960 et architecture

Une centaine de sculptures en briques ont à ce jour été produites par Per Kirkeby et de nombreux projets encore non réalisés figurent dans l’archive du plasticien. Pour l’exposition, celui-ci a créé un ensemble de douze sculptures comprenant une pièce monumentale, trois sculptures planes et huit stèles. Au sein du décor coloré de la cour vitrée, ces douze constructions en briques renvoient au passé du lieu, étroitement lié à l’histoire de la sculpture.

Les sculptures de Per Kirkeby présentent une dichotomie entre des formes héritées de l’art minimal du milieu des années 1960 et un matériau dont la forte charge symbolique les éloigne de cet ancrage temporel. Evoquant l’architecture par leur aspect, leurs techniques et parfois par leur format monumental semblable à celui de bâtiments réels, ces œuvres revêtent un caractère ambigu qui les destine autant aux musées et galeries qu’aux parcs et artères de villes.