ART | EXPO

Peindre dans tes yeux

28 Jan - 25 Mar 2017
Vernissage le 28 Jan 2017

L’exposition « Peindre dans tes yeux » à la galerie Eva Hober, à Paris, dévoile de nouvelles peintures d’Axel Pahlavi. Des œuvres figuratives qui dépeignent de façon directe une humanité marquée par la tragédie, l’abandon mais aussi l’espoir.

L’exposition « Peindre dans tes yeux » à la galerie parisienne Eva Hober rassemble des tableaux récents d’Axel Pahlavi. Des toiles figuratives où la figure humaine est crûment représentée, entre tragique et espoir.

Axel Pahlavi dépeint une humanité marquée par l’abandon et la tragédie

La peinture d’Axel Pahlavi est hantée par les thèmes de la déréliction, la perte d’amour, l’absence de désir et l’affaissement des corps. Sombres et crues, ses toiles montrent une figure humaine dérisoire marquée par un sentiment d’abandon et une fatalité tragique. Dans un style figuratif aux couleurs souvent vives et tranchées sont mis en scène des individus avachis dans des environnements dont les teintes criardes et l’excessive brillance semble les écraser ou qui, au contraire, se découpent sur des gris délavés et autres fonds ternes qui se confondent avec leur expression abattue.

Les clowns d’Axel Pahlavi se montrent sans fard

Chez Axel Pahlavi, les clowns semblent tristes mais surtout, ils sont humains. La vérité des visages n’est plus masquée par le nez rouge ou blanc, ni par le maquillage. Sur le tableau à l’huile sur toile intitulé Visage – Florence s’impose le visage d’une jeune femme vu de semi profil. Un nez en plastique rouge recouvre imparfaitement son nez, la ligne de fond de teint est clairement visible. Les lèvres maquillées de vert sont entrouvertes dans une expression un peu perdue. Les autres portraits de clowns, Visage – Axel, Clown Celeste et Melvin Neuman, portent les mêmes caractéristiques : les traits semblent fatigués, les vêtements usés et tachés du maquillage qui s’efface des visages…

Des tableaux récents synonymes d’ouverture et d’espoir

Les tableaux les plus récents dévoilent une évolution du style d’Axel Pahlavi. Par un trait et des teintes sobres, sans flamboyance, ils dressent les portraits dont on devine qu’ils ont préalablement été à terre et qu’ils ont souffert, mais qui sont désormais à nouveau debout. Sur leur visage se lisent non plus l’abdication et la douleur mais un certain calme (Visage – Renaud) ou encore l’assurance malgré l’épreuve (la figure du Christ au visage tailladé et ensanglanté de Sainte face). Les visages exposés dans les tableaux Visage – Zemra et Visage – Rodolphe sont levés vers le ciel, dans une expression de défiance. L’œuvre qui donne son titre à l’exposition, Peindre dans tes yeux, réunit plusieurs symboles d’espoir : au premier plan d’un paysage ouvert à l’horizon duquel le soleil se couche ou peut-être se lève, un cavalier que l’on devine en partance serre dans ses bras un bébé dont le visage est tourné vers l’avant.