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Pavillons et totems

03 Déc - 05 Fév 2017
Vernissage le 03 Déc 2016

L’exposition « Pavillons et totems » au Centre régional de la photographie Nord–Pas-de-Calais de Douchy-les-Mines dévoile une installation visuelle et sonore de Maxime Brygo. Des photographies et récits d’habitants de l’ex-bassin minier franco-belge invitent à porter un nouveau regard sur cette région.

L’exposition « Pavillons et totems » au Centre régional de la photographie Nord–Pas-de-Calais de Douchy-les-Mines présente une installation de Maxime Brygo associant photographies et montage sonore et consacrée au territoire de l’ex-bassin minier franco-belge.

Un inventaire de lieux sans qualités particulières

Sur les murs s’affichent des photographies de lieux anonymes, captés dans différents sites du Nord, du Pas-de-Calais et du Hainaut, que Maxime Brygo a visités pendant plus de trois ans. Ici une photographie de sous-bois, là une étrange tour semblable à une cheminée dans un terrain enneigé, jouxtée par quelques bâtiments abandonnés. Ailleurs un banal pavillon en brique perdu au bout d’un parking… L’ensemble forme un inventaire de lieux qui ne présentent aucune des qualités nécessaires pour être reconnus comme patrimoine à sauvegarder : ni beauté paysagère ni importance historique, ni particularité architecturale.

Des lieux évocateurs de récits personnels ou imaginaires

Un dispositif sonore accompagne les œuvres visuelles. Maxime Brygo a, dans un deuxième temps de son projet, montré ses vues des paysages suburbains de la région à des habitants de celle-ci et a enregistré les récits qu’elles faisaient naître chez eux. Qu’ils vivent près des lieux photographiés ou non, tous se sont exprimés librement, révélant à la fois des témoignages réalistes, des souvenirs et des représentations imaginaires. Des monuments à la fonction ordinaire déclenchent par leur forme singulière des évocations inattendues : un vestige historique, un ouvrage biblique ou même une trace extra-terrestre. Derrière un rideau de peupliers, à la lisière d’une forêt, un curieux dôme débride l’imagination tandis qu’un halo de brume traversant un sous-bois et une fumée blanche s’échappant d’un fossé suggèrent des présences mystérieuses.

Les enregistrements sont diffusés dans l’espace d’exposition sous la forme de micro récits assemblés en une narration discontinue. Associés aux photographies, ils constituent une installation qui renouvelle la perception des sites en les investissant d’histoires personnelles, de récits du passé et de légendes qui se télescopent et éveillent l’imagination.