DESIGN | EXPO

Panorama

08 Déc - 10 Fév 2017
Vernissage le 08 Déc 2016

La galerie Roger Tator, à Lyon, présente l’exposition « Panorama » des designers Elsa Boch et Ferréol Babin. Ceux-ci ont conçu une série d’objets et de meubles alliant tissus et matériaux solides. Entre nature et construction raisonnée, les objets exposés laissent toute leur place aux textiles utilisés.

« Panorama » marque l’aboutissement de la collaboration complice des designers Elsa Boch et Ferréol Babin. Si Elsa Boch s’attache à travailler le textile, Ferréol Babin s’intéresse d’abord aux luminaires. Cette exposition présente un ensemble d’objets et de meubles associant textiles légers et aériens et matériaux solides. Alors que ceux-ci sont d’ordinaire privilégiés, Elsa Boch et Ferréol Babin tentent au contraire de souligner la part faite aux étoffes.

« Panorama » : tissus en liberté

« Panorama » se présente comme une exposition dans laquelle il est possible de déambuler, de se promener, selon une organisation rappelant tout à la fois un paysage et un univers domestique. Mais « Panorama » est aussi une installation composée de divers objets permettant qu’un dialogue s’engage entre matériaux rigides et matières souples et aériennes.

Cette exposition se veut avant tout une invitation à réfléchir à un usage différent du textile avec des pièces de mobilier traditionnelles que sont les lampes, les tables basses ou les paravents. Ainsi, la destination habituelle des textiles change-t-elle : les tissus, simples habillages d’objets ou simples accessoires, sont mis en avant. « Une certaine liberté », selon l’expression d’Elsa Boch et Ferréol Babin, est alors volontairement laissée aux textiles dont la légèreté contraste inévitablement avec la massivité construite de l’objet.

Entre nature et artifice

Il convient alors d’imaginer des objets valorisant avant tout les tissus. Coupés, pressés, pendus, tendus, froissés, ou superposés, les textiles utilisés renvoient aux impressions premières de mouvement et de fluidité, de transparence et de légèreté. Ainsi travaillés et perçus, ces tissus créent un effet de nature tentant de ménager une continuité harmonieuse avec les formes construites des objets. La présence de l’objet peut certes se révéler contraignante, mais semble accueillir le matériau textile. L’objet s’offre ici comme un sorte de réceptacle révélant ultimement l’alliance des contraires, de la liberté des tissus et des matériaux façonnés, de la nature et de l’artifice.