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P.L.A.N.È.T.E.S

01 Juin - 21 Juil 2017

L’exposition « P.L.A.N.È.T.E.S » à la galerie parisienne In Situ dévoile une nouvelle série de photographies de Patrick Tosani. Un travail plastique et photographique inspiré par les images spatiales qui explore l’ambiguïté de nos représentations.

L’exposition « P.L.A.N.È.T.E.S » à la galerie In Situ présente les nouvelles œuvres photographiques de Patrick Tosani, des œuvres qui s’inspirent par les images de la lune qui étaient largement diffusées à la fin des années 1960, pour s’interroger sur les conditions de représentation de ces réalités lointaines.

Les photographies de Patrick Tosani explorent l’ambiguïté de nos représentations

La dernière série de photographies de Patrick Tosani s’inscrit dans le travail qu’il mène depuis 1976, dans lequel les notions d’échelle et d’espace sont primordiales. C’est cette fois aux images spatiales que rapporte notamment la Nasa qu’il s’est intéressé, inspiré par les célèbres images de la lune qu’il découvrit alors qu’il était étudiant, en juillet1969, au plus fort de la course à la conquête de l’espace, stimulée par la rivalité entre Américains et Russes.

Si ces images ont largement inspiré les artistes des années 1960, ce ne sont pas directement elles qui ont nourri l’œuvre de Patrick Tosani mais plutôt ce qu’elles disent de nos modes de représentation. Plutôt que de créer un simulacre permettant de raviver la fascination éprouvée par la génération d’alors, le photographe et plasticien français se penche sur ce qui a permis à ces images d’avoir un tel impact.

« P.L.A.N.È.T.E.S » : des photographies d’astres, simulacre du réel

La série photographique de Patrick Tosani renvoie l’image de planètes artificielles : des globes en plâtre, en argile, recouverts de poudres, de fragments pulvérulents ou de peinture craquelée. Photographiés en noir et blanc, selon des jeux d’ombre et de lumière d’aspect sidéral, ils s’apparentent de loin à de véritables objets astronomiques mais, rapidement, la suite de globes suspendus qui évoluent vers l’angle de la salle révèle leur vraie nature de reproduction. Ce que nous pensions être un ensemble d’images scientifiques n’est qu’un ensemble de photographies artistiques.

Ainsi, la démarche de Patrick Tosani renvoie à ce qui fonde notre regard sur les surfaces d’autres astres, à savoir la surface de la Terre. Le point de départ de son travail est le sol qui devient le support d’une représentation générique, atemporelle, qui porte la mémoire photographique du réel. C’est grâce à lui que le monde de carton pâte créé par Patrick Tosani semble réel et produit le même effet que les photographies des astres réels. En explorant les limites de la photographie, Patrick Tosani montre que la photographie de planètes en plâtre n’est pas plus artificielle que celle de ces vraies planètes.