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Origine

20 Avr - 24 Avr 2009

Sidi Larbi Cherkaoui, en mélangeant des images fortes et évocatrices, déjoue les pièges d’une création a priori globale pour revenir aux racines du mouvement.  

Communiqué de presse
Sidi Larbi Cherkaoui
Origine

Horaire : 20h30

— Chorégraphie : Sidi Larbi Cherkaoui
— Musique : Hildegard von Bingen et Rabi’a van Basra
— Interprétation musicale : Sarband Ensemble

Le monde entier semble contenu dans Origine, la création de Sidi Larbi Cherkaoui dont la reprise est aussi urgente que nécessaire. Celui des quatre points cardinaux bien sûr, Est Ouest, Nord Sud, si joliment symbolisés par le quatuor de danseurs réunis par Sidi Larbi : le Japonais Kazutomi Kozuki, l’Américaine Daisy Phillips, l’Islandaise Valgerour Rúnarsdóttir et le Sud-Africain Shawn Mothupi. De leurs bagages — culturel autant que personnel —, le chorégraphe fait une matière vivante qu’il pétrit avec enthousiasme. On voit sous nos yeux la robotique des corps réinventée, les grands espaces défiler, la lave surgir ou la terre rebondir, simple boule de vie avec laquelle on jongle.
Origine donc, la nôtre et celle des temps passés. Les interprètes habitent littéralement cette danse sur mesure comme ce décor mouvant avec ses étages et les vidéos de Gilles Delmas.

Le Larbi de Rien de rien ou D’avant, ce talent précoce qui est aussi à l’aise avec une compagnie néoclassique qu’avec un virtuose du kathak, Akram Khan pour ne pas le citer, fait d’Origine un feu d’artifice « corps et graphique ». Origine est aussi une pièce à écouter, résultat d’un compagnonnage avec Bijoke, centre de musique gantoise. Puisant dans le riche répertoire de Hildegard von Bingen, nonne et théologienne, et de Rabi’a van Basra, mystique qui joua un rôle prédominant dans la naissance du soufisme. Origine est tissé de toutes ces étoffes rares : des voix du Sarband Ensemble dirigé par Vladimir Ivanoff avec Miriam Andersén et Fadia Tomb El-Hage. Et des corps de ces danseurs qui collaborent pour la première fois avec Sidi Larbi Cherkaoui. L’humanité ainsi dévoilée, le temps d’un spectacle, est tout simplement un bonheur sans égal.