ART | EXPO

L’office du dessin

06 Mar - 13 Avr 2018
Vernissage le 06 Mar 2018

L’exposition « L’office du dessin » à la galerie parisienne du Haut Pavé, dévoile des dessins d’Olivier Garraud tirés de la série éponyme. A travers un trait simple, dans la lignée des comics américain, de Robert Crumb et de David Shrigley, Olivier Garraud dresse un portrait désenchanté de la société contemporaine.

L’exposition « L’office du dessin » à la galerie du Haut Pavé, à Paris, présente une série de dessins d’Olivier Garraud qui s’offre comme une lecture désenchantée de notre époque.

Olivier Garraud dresse un portrait désenchanté de la société contemporaine

L’exposition réunit près de quatre-vingt-dix œuvres sur papier issues de la série L’office du dessin qu’Olivier Garraud a débutée en 2016. Les dessins élargissent l’usage du crayon en se déployant en installations mixtes, séquences animées et accrochages muraux.

Les dessins d’Olivier Garraud se caractérisent par des lignes pures visant l’efficacité, le noir et blanc, l’utilisation de papier quadrillé qui leur sert de trame et des éléments et codes puisés dans la culture populaire, la vie quotidienne, le dessin de presse et l’univers de la musique rock, qui deviennent les outils d’une démarche ironique et critique.

L’office du dessin, dans la lignée de Robert Crumb et de David Shrigley

Suivant le quadrillage du papier sur lequel il est tracé, un dessin renvoie l’image d’un bâtiment moderne, simple parallélépipède, surmonté du mot en capitales « super », évoquant ainsi un supermarché, semblable à n’importe quel autre. Sur un autre dessin, une carte divise le monde entre les pays désignés comme « losers » et ceux désignés comme « wieners », en une faute de frappe volontaire et révélatrice.

A la manière de croquis remplissant des carnets, les dessins d’Olivier Garraud s’inscrivent dans la filiation croisée des comics américain, du style satirique de Robert Crumb et de celui, faussement enfantin de David Shrigley. S’ils portent une remise en question de la mythologie de l’image, ils portent surtout un regard acerbe sur la société contemporaine dont ils dressent un portrait désenchanté, en évoquant aussi bien les dérives de la société de consommation, que la solitude urbaine, la fin des idéologies, la religion et l’athéisme.